Bon voilà il est temps pour moi de résumer les liens, bons ou mauvais, que j'ai eu avec le cannabis. J'espère que ca va servir à certains.
Il est essentiel même je pense que chacun puisse raconter (un peu) son histoire.
Donc j'ai fumé du shit tchernobyl quand j'était jeune, du genre 15-20 ans, oui, je me suis intoxiqué assez gravement. Heureusement un passage en vie active + une bonne copine m'ont fait oublier ça. A noter l'importance d'avoir un produit de bonne qualité a ce moment, et non une merde cancerigène et neuro-toxique. Des centaines de milliers de jeunes sont concernés.
Par la suite, des années et des années plus tard, disposant de temps, lassé peut être par l'alcool que je consommais de temps en temps, j'ai décidé de faire une culture personnelle; j'étais également motivé par une autre raison; corriger la deception que j'avais eu des années plus tôt, et aussi parce que j'entamais une période très difficile (depression puissante, à la Steven) et que je ne voulais pas prendre d'anti-dépresseurs en quantité.
1/ La culture en tant que telle a été très bénéfique; l'acte de s'occuper d'un jardin de manière quotidienne est indéniablement une bonne chose (des tests avec les cosmonautes l'on prouvé, ne rions pas)
2/ L'accoutumance est un réel problème, et fumer en grande quantités nuit vraiment. Il a fallu donc prendre conscience de la limitation à s'imposer avec les prises, ou encore modifier les modes d'administration (vaporisation, bouffe)
3/ L'effet amplificateur de la schizophrénie/paranoia/bipolarité a été pour ma part indéniable, faut dire que je n'avais pas beaucoup envie de communiquer dès le départ. Mais bon j'etais tout me même apte à faire les taches quotidiennes, parler aux autres, sortir (un peu) etc...
4/ L'effet sur la dépression a été particulier: le cannabis consommé régulièrement à littéralement "suspendu" le temps. Je n'étais plus mal, mais je n'etait pas super bien non plus; cependant j'ai eu le temps d'y réfléchir sans violence, le cannabis m'a donné du temps. Ce n'est donc pas vraiment un remède mais ca peut clairement éviter de tomber trop vite. En tout cas c'est l'expérience que j'ai eu. Ce temps m'a permis de passer différentes "étapes" psychiques sans heurts majeurs.
5/ L'effet est difficilement contrôlable, des plantes vont donner un état narcotique alors que d'autre sont stimulantes; a croiser avec les conditions de culture et de curing. Chaque plante est différente, ce qui peut être mauvais par exemple si on fait pousser une mauvaise herbe en quantité et qu'on ne consomme que celle là. Il faut dont être très vigilant et comparer diverses plantes. Enfin les individus ne réagissent pas de la même manière...
6/ Aujourd'hui c'est désormais footing & regime (le footing a été la clé, endorphines c'est trop bon). Mais je n'exclus pas de prendre de temps en temps un petit yogourt à la weed, par exemple le week-end (en fait c'est clair que je re-ferais quelques séances), pour pouvoir prendre à nouveau un certain recule. Et oui ca aide à se remettre en question, on se retrouve un peu "a nu" et je trouve cela enrichissant. Cela devient flagrant quand on voit certaines personnes un peu trop psycho-rigides (voir dangereuses) qui en auraient bien besoin.
7/ Ne faire confiance qu'a ce qu'on produit, mais attention aux mauvaises souches comme évoqué précédemment, sauf si on peut en avoir en pharmacie, évidemment.

Merci
