Résidant la Belgique, je m'émerveille d'avoir enfin un été digne de ce nom!
et je crois que c'est le cas de tous les cannabiculteurs belges qui comme moi sont en extérieur...
article du Soir de ce matin. 8)
Météo - Au contraire de l'ozone et du pollen, la température a flirté avec les records
Un début de juin presque parfait
La température moyenne des 18 premiers jours de juin dépasse celle de juin 76. Mais il est trop tôt pour tirer la moindre conclusion des données disponibles.
STÉPHANE DETAILLE
1- Des records météorologiques ont-ils été battus ? Avec une température journalière moyenne de 19,6o, ce mois de juin 2003 est bien parti pour battre le record de chaleur enregistré en juin 1976 où la température moyenne avait atteint les 19,2o. La température moyenne de ces 18 premiers jours de juin est en tout cas largement supérieure à celle d'un mois de juin « normal » (15,7o).
Ce mois de juin 2003 n'est pas seulement chaud, il est également très ensoleillé : au 15 juin dernier, l'Institut royal météorologique (IRM) avait déjà enregistré 138 heures 55 minutes d'ensoleillement - pas mal si l'on sait que l'ensoleillement moyen d'un mois de juin est de 202 heures, mais tout de même éloigné du record de juin 1976 durant lequel le soleil avait brillé pendant 306 heures.
Climatologue à l'IRM, M. De Corte estime qu'en tout état de cause il est encore trop tôt pour tirer quelque conclusion statistique que ce soit des données déjà disponibles. A ce stade, dit-il, on peut simplement constater que ce mois de juin 2003 est assez chaud et assez sec. Au 18 juin, les précipitations représentaient 25,4 litres par mètre carré quand la quantité moyenne pour un mois de juin (complet) est de 67,4 l.
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4- Le temps de ces dernières semaines a-t-il été propice pour l'agriculture ? Les conditions climatiques ont incontestablement eu un effet accélérateur sur les cultures. Le cumul de températures élevées et régulières provoque une croissance plus rapide des différentes espèces, explique André Falisse, professeur d'agriculture à Faculté des sciences agronomiques de Gembloux. On observe une plus grande précocité, une maturation plus avancée des fruits, des céréales et des fleurs.
De là à annoncer que cette croissance plus rapide présage des récoltes fructueuses, il y a un pas que la prudence interdit de franchir. Si l'accélération des stades de développement peut bel et bien augurer d'une augmentation des rendements, elle peut tout aussi bien avoir l'effet inverse, tempère André Falisse. Sans compter que les températures élevées peuvent provoquer un manque d'eau préjudiciable aux cultures : un phénomène auquel les prairies et les plantes à l'enracinement peu profond sont particulièrement sensibles.Jusqu'ici, toutefois, les prédictions demeurent favorables, des averses sont régulièrement venues doucher la touffeur de ce début juin. (Avec J.F., st.)·

