Dans sa conclusion, le COMETA affirme que la réalité physique des OVNIS, sous le contrôle d'êtres intelligents, est quasi-certaine
perso je voudrai bien que ce soit certaine "koi que" mais , le quasi empeche de conclure a la vie extraterrestre
Seule une hypothèse tient compte des données disponibles: l'hypothèse des visiteurs extraterrestres
une hypothèse c une Proposition admise provisoirement en vue d’être vérifiée par expérimentation .
ca conclu surtout , que en absence de preuve certaine il ne peuvent demontré la realité de la vie extraterrestre .
COMETA fait sourire, quand on sait qu’en France, les rapports de gendarmerie sur les OVNI doivent rester hors de portée du public pendant… 60 années ! Seul le SEPRA reçoit copie de ces rapports, et semble se contenter de les archiver. Côté transparence, on a déjà fait mieux.
Mais d’ailleurs, que deviennent les dossiers d’observation en France ?
Les archives du SEPRA comportent 18 «notes de synthèse», c’est-à-dire des études poussées sur des cas d’observations avec parfois analyses de traces physiques. Seules 2 ou 3 de ces notes comportent des éléments restés inexpliqués. Mais ces travaux datent tous de l’époque GEPAN…
Est-ce à dire que le SEPRA ne fait plus rien ? Non, mais que peut un seul homme, Jean-Jacques Vélasco, au niveau national, pour la récolte d’informations puis leur traitement ? A part fournir des explications lorsque une observation est relayée par les médias, ou participer à des émissions de télé en tant que spécialiste de la question, Vélasco a surtout pour tâche de surveiller les rentrées atmosphériques dans le ciel français, satellites, météorites et débris divers, ce qui laisse peu de place aux OVNI.
Cependant, quelques phrases du rapport laissent entrevoir une autre réalité :
En page 30, on peut lire que : «Le GEPAN/SEPRA s’appuie sur différents laboratoires civils et militaires, dont ceux de l’Établissement technique central de l’armement (ETCA), pour analyser les prélèvements de sol et de végétation recueillis au cours des enquêtes.»
Et en page 71 : «le CNES mène des études sérieuses, en collaboration étroite avec la Gendarmerie nationale et l’Armée de l’Air principalement, ainsi qu’avec d’autres organismes d’Etat (Aviation civile, Météorologie, etc.)»
Le SEPRA travaille donc en collaboration avec l’ETCA et l’Armée de l’Air...
Les archives de gendarmerie concernant les OVNI, elles, sont cachées au public pendant 60 années.
Dans son préambule au rapport, le général Letty explique qu’il lui est «possible de citer» quelques uns des membres du COMETA (il y en a donc d’autres, et qu’on ne peut pas citer... Lesquels et pourquoi ?).
Enfin, le COMETA étant une association loi 1901, il est très facile d’en obtenir les statuts auprès de la Préfecture de Paris en écrivant une simple lettre. Où l’on apprend que ces statuts furent déposés en février 99, et que l’objet du COMETA est simplement «la promotion d’études avancées». Rien d’autre.
Une fois tous ces détails réunis, difficile de suivre le COMETA quand il accuse les Américains de manquer de transparence… Où est celle des véritables rédacteurs du rapport ? Et que vaut un rapport fustigeant les autorités américaines bloquant l’information sur le phénomène, sans demander une seule seconde la levée des 60 ans de secret autour des cas français ? Lorsqu’on entrevoit que les seuls bénéficiaires de la récolte de cas du SEPRA sont, en fait, les militaires, et notamment les laboratoires de l’ETCA ?
La déconfiture
La sortie du rapport COMETA devait être un événement d’importance. Malheureusement, les suppliques des semi-officiels français ne semblent pas avoir convaincu grand monde. La presse relaya discrétement le rapport : quelques lignes ironiques dans L’Express et Charlie Hebdo, une brève laconique chez Eurêka, une critique acerbe du sociologue Pierre Lagrange dans Libération, une rapide interview du général Letty sur les ondes de France Inter, et ce fut à peu près tout... Quant au nombre d’exemplaires vendus par VSD-Hors Série, il n’atteignit pas le succès de son prédécesseur de juillet 98 (on parle de 70.000 exemplaires contre 100.000).
Alors, que penser du COMETA en fin de compte ? Sur le plan médiatique, le rapport est plutôt un échec, il n’a provoqué que peu d’écho, et certainement pas une prise de conscience au niveau national. Sur le plan strictement discursif, c’est un bizarre mélange de relations tout à fait classiques de quelques cas incontournables, et de spéculations parfois naïves, parfois proches de la paranoïa la plus digne de la «lunatic fringe» sur la présence d’extraterrestres parmi nous. Enfin sur le plan de la démarche, on ne peut que rester méfiant devant le manque de transparance des rédacteurs.
Sans doute, le débat déjà fort embrouillé autour du phénomène OVNI n’avait-il pas besoin d’un tel «événement»...