Re: greve massive dans les ecoles jeudi!
Publié : 22 nov. 2008, 14:57
fabotanik a écrit :sa ville normande de 10 000 habitants en général je lui fais remarquer
ons a siffler la !!!nan????
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fabotanik a écrit :sa ville normande de 10 000 habitants en général je lui fais remarquer
je pense que tu voulais dire "IUFM"Astrey01 a écrit :Yop!
l IEFM n est pas cela a reformer? la société change mais l "éducation" des profs non, étrange!
matinthesky a écrit :salut,
et oui manque de moyen il y a . le manque de moyen va bien sûr de paire avec le manque de personnel. c'est aussi ce qui fait que nos enfants se retrouvent dès l'age de 3 ans dans des classes de 25 à 30 têtes blondes pour une enseignante et dans le meilleurs des cas une aide maternelle .
il faut bien se mettre dans la tête que le gouvernement n'a en charge "que" les salaires des personnels enseignants . tout se qui s'ajoute est à la charge des communes, des départements et régions . cela comprend : les infrastructures, les aides, les intervenants comme moi, le materiel parfois, les spectacles, les sorties, les goutés , le nettoyage ............ !
cette hiérarchie impose du coup beaucoup de démarches pour arriver à un résultat honnête mais parfois décevant . il faut donc savoir gérer avec les politiques locaux pour permettre à son école de bénéficier des matériaux nécessaires à nos enfants . qui a dit " une école à deux vitesse " ? ... au coin !
je pense que tu voulais dire "IUFM"Astrey01 a écrit :Yop!
l IEFM n est pas cela a reformer? la société change mais l "éducation" des profs non, étrange!
c'est vrai que pour y être passé en coup de vent la formation paraît bien trop dense et trop cadenassée à mon goût . Du coup pas trop de temps pour la pédagogie... !
alleza+
DARCOS JOUE LES PARENTS CONTRE LES ÉLÈVES
spaceDarcos voulait diviser. Il a unifié tout le monde contre lui.
Quand on veut réformer l’école, le collège et le lycée, changer les programmes, redéfinir la hiérarchie entre les matières, modifier l’organisation du temps de travail, réduire les heures de cours, diminuer les effectifs des enseignants et aides sociaux, supprimer la carte scolaire, et tout cela, d’un seul coup, mieux vaut se montrer fin politique. Xavier Darcos, qui ne l’est pas, a choisi de jouer la division, les uns contre les autres.
Et, en premier lieu, les parents d’élèves contre le corps enseignant. Cette option démagogique, le ministre pouvait d’autant mieux l’utiliser qu’en 2006 Villepin promulguait un décret-loi conférant aux associations de parents d’élèves un statut politique dans l’école. Elles sont désormais représentées dans les conseils administratifs et pédagogiques, ainsi que dans les conseils de classe. Aujourd’hui, aucune décision, pas même un redoublement, n’est prise sans que ces « usagers » — comme elles se définissent — de l’Éducation nationale n’aient leur mot à dire.
Pour s’attirer les bonnes grâces de cet acteur devenu incontournable, Darcos a utilisé deux armes. La première est la suppression de la carte scolaire et la création de collèges d’excellence. Peu importe qu’on renforce la ghettoïsation des « quartiers », du moment que l’on contente les parents d’élèves (ceux que l’on entend du moins) qui, plus que tout, redoutent de voir leurs enfants partager les mêmes bancs que la population immigrée. La seconde est le service minimum d’accueil dans les écoles, censé rendre la grève indolore pour les parents d’élèves.
Mais, jeudi dernier, force a été de constater que le service minimum ne peut fonctionner que lorsqu’une grève n’est pas suivie. Face aux quelque 60 % de grévistes, on fut partout incapable de pallier le manque de professeurs, et les parents d’élèves se sont heurtés à des écoles hermétiquement fermées.
Aujourd’hui, même la PEEP (Parents d’élèves de l’enseignement public), qui, dans les médias, s’était avérée être pour le ministre un porte-voix efficace, note que la suppression de 3 000 enseignants des RASED (Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) — soit un tiers des effectifs — n’est peut-être pas la plus heureuse des initiatives. Et l’idée du samedi matin chômé tout comme la polémique sur la scolarisation des enfants de 2 ans à l’école maternelle commencent aussi à la laisser perplexe.
MARIANNE DAUTREY