Cherche variété à faible effet

Pour toutes vos questions concernant la culture et le développement de la plante commun à tous les types de culture : germination, taille, palissage, récolte, aide pour choisir une variété, etc.
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CriminalDrug

Re: Cherche variété à faible effet

#16 Message non lu par CriminalDrug »

+1 avec Magic, j'ai voulu tester DP, pour le moment ça craint...

Mandala tu as la possibilité d'avoir de super souche, sur chaque strains.
La Hindu Kush, tu risques de tomber sur des trucs pas mal lourd, gaffe...

to_Om

Re: Cherche variété à faible effet

#17 Message non lu par to_Om »

Juste pour une info sur ce sujet,
fumé de la beuh uniquement est moins nocif qu'avec du tabac ?

venom

Re: Cherche variété à faible effet

#18 Message non lu par venom »

on peut penser ca :wink:

ledgrower

Re: Cherche variété à faible effet

#19 Message non lu par ledgrower »

to_Om a écrit :Juste pour une info sur ce sujet,
fumé de la beuh uniquement est moins nocif qu'avec du tabac ?
non, il y a plus de goudrons dans la weed

Ignatus-J.Reilly

Re: Cherche variété à faible effet

#20 Message non lu par Ignatus-J.Reilly »

+1
d'ou la vape.... ;)

+++

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Crub
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Re: Cherche variété à faible effet

#21 Message non lu par Crub »

Magic a raison il y a plus de goudrons, donc pour les poumons c'est moins bon, MAIS :
pour la circulation, tension etc... si tu retires le tabac c'est "toujours ca de moins" non ?

ET !
Au niveau du cerveau, l'action CONJUGUÉE de la nicotine et du thc n'est pas appréciable, elle entraîne une dépendance accrue (je tiens ca du documentaire Les paradoxes du cannabis, paru sur Arte en 2008)

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Tahiti_Bob
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Re: Cherche variété à faible effet

#22 Message non lu par Tahiti_Bob »

Magic Flyer a écrit :non, il y a plus de goudrons dans la weed
Des sources fiables de ce que tu avances Magic ? Un comparatif de la composition des fumées de tabac pur et d'herbe pure ?
Quand on voit ce qu’on voit, quand on entend ce qu’on entend et quand on sait ce qu’on sait, je m' dis qu' on a bien raison de penser ce qu’on pense.

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umisays
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Re: Cherche variété à faible effet

#23 Message non lu par umisays »

C'est un étude canadienne je crois qui avait prouvé que il y a plus de goudrons dans le canna que dans la clope, faudrait retrouver le lien.. Cela dit, dans la zeb il n'y a pas toute les merdes qu'ils rajoutent dans le tabac aussi.

Ignatus-J.Reilly

Re: Cherche variété à faible effet

#24 Message non lu par Ignatus-J.Reilly »

+1, elle est bien repandue cette etude....

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PipoPopie
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Re: Cherche variété à faible effet

#25 Message non lu par PipoPopie »

Ben ouai j'en apprend là:
Toute combustion de matériel végétal produit du goudron. Fumer de l'herbe pure est donc aussi nocif que fumer du tabac.
La vie s'écoule...Et ça c'est cool!

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Tahiti_Bob
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Re: Cherche variété à faible effet

#26 Message non lu par Tahiti_Bob »

Merci pour la piste Umisays ;)

II.1 Effets du cannabis sur l’appareil respiratoire

La fumée du cannabis – Effets cellulaires, bronchiques et pulmonaires

L’étude des effets chroniques du cannabis est difficile à réaliser, et on connaît beaucoup moins les effets à long terme du cannabis que les conséquences d’une exposition aiguë. Lorsque des personnes non tolérantes fument du cannabis, les effets physiologiques et comportementaux apparaissent rapidement. Huestis et ses collègues[55] ont constaté que les sujets présentaient une augmentation moyenne du rythme cardiaque de 46,0 ± 18,6 et de 55,8 ± 22,2 pulsations cardiaques par minute, par rapport aux valeurs de base, après avoir fumé une seule cigarette comportant 1,75 pour 100 ou 3,55 pour 100 de THC respectivement. Les effets de pointe sont survenus 17,4 ± 4,8 et 13,8 ± 4,2 minutes après la première inhalation d’une cigarette à faible ou à forte dose. Les effets maximaux ont été enregistrés de quatre à six minutes après la dernière bouffée de fumée de cannabis.

Même si le cannabis comporte plus de 60 cannabinoïdes, le principal ingrédient actif, le delta‑9‑THC, semble principalement responsable de ses effets psychoactifs[56]. La molécule de THC est une substance neutre et lipophile (présentant une affinité pour le tissu adipeux) qui traverse directement les membranes alvéolaires lorsque le cannabis est fumé, ce qui entraîne sa présence presque instantanée dans le sang et sa distribution dans les tissus.

Dans leur examen de la documentation scientifique, les auteurs John P. Morgan et Lynn Zimmer font observer que les recherches récentes indiquent qu’une consommation modérée par inhalation de cannabis semble présenter des dangers minimes pour les poumons[57].

Tout comme la fumée du tabac, la fumée du cannabis comporte un certain nombre de produits irritants et carcinogènes. Comme les utilisateurs de cannabis fument généralement beaucoup moins souvent que les fumeurs de tabac et qu’ils inhalent avec le temps beaucoup moins de fumée, les risques de dommages pulmonaires graves devraient être plus faibles chez les fumeurs de cannabis[58]. Les auteurs soulignent qu’aucun cas de cancer du poumon relié uniquement au cannabis n’a été signalé. Toutefois, comme les chercheurs ont mis en évidence des altérations précancéreuses dans des cellules pulmonaires prélevées chez de gros utilisateurs de cannabis, la possibilité d’un cancer du poumon provoqué par le cannabis ne peut être exclue[59]. Contrairement aux gros fumeurs de tabac, les gros fumeurs de cannabis ne présentent aucune obstruction des petites voies aériennes des poumons, ce qui indique que le fait de fumer du cannabis ne devrait pas provoquer d’emphysème.

À l’exception de leurs ingrédients actifs, soit la nicotine pour le tabac et plus de 60 cannabinoïdes pour le cannabis, la fumée du tabac et celle du cannabis sont semblables[60]. La fumée du cannabis comporte cependant beaucoup plus de matières particulaires et peut contenir une plus grande quantité de certains carcinogènes (p. ex., benzopyrène) que la fumée du tabac[61], [62]. Les produits du goudron de la fumée de cannabis comportent environ 50 pour 100 plus de certains carcinogènes par rapport à une quantité comparable de tabac non filtré[63]
.

Les symptômes respiratoires indésirables sont notamment une toux chronique, la production de flegme, une respiration sifflante et des épisodes de bronchite. Toutefois, les personnes ne fumant que du cannabis signalent un moins grand nombre de ces symptômes que celles qui fument du tabac[64], [65]. L’examen des dossiers du Kaiser Permanente Medical Care Program a révélé que les personnes qui fumaient tous les jours du cannabis et ne fumaient pas de tabac n’étaient que légèrement plus nombreuses que les non‑fumeurs à fréquenter une clinique externe en raison d’un trouble respiratoire. Au cours d’une période de six ans, 36 pour 100 des consommateurs quotidiens de cannabis se sont fait traiter pour un rhume, une grippe et une bronchite. Le taux chez les non‑fumeurs était légèrement plus faible, soit 33 pour 100[66].

Malgré le caractère raisonnable de l’hypothèse, il s’est révélé difficile d’étudier la contribution d’une consommation importante de cannabis aux pathologies du système respiratoire[67]. Il a été établi que le tabac provoque des maladies comme la bronchite, l’emphysème et diverses formes de cancer touchant le poumon, la cavité buccale, la trachée et l’œsophage[68]. Il est non seulement difficile de distinguer les effets de la fumée du cannabis et du tabac chez les personnes qui fument ces deux produits, mais au plan de l’exposition récente et pendant toute la vie, les variations touchant la qualité et l’activité de la substance rendent difficile l’examen des risques à long terme d’apparition de divers troubles respiratoires. De plus, la longue période de latence entre l’exposition et l’apparition de la maladie dépasse en fait la période écoulée depuis que la consommation de cannabis par inhalation s’est répandue dans les sociétés occidentales.

Bronchite et obstruction des voies aériennes

Les données les plus convaincantes indiquant que l’utilisation chronique de cannabis peut contribuer à l’atteinte de la fonction respiratoire et à l’apparition de symptômes de trouble respiratoire proviennent d’une série d’études prospectives contrôlées réalisées par D.P. Tashkin et ses collègues depuis le milieu des années 1970.

Ces études ont révélé que la prévalence des symptômes bronchitiques de toux, de crachats et de respiration sifflante est plus élevée chez tous les types de fumeurs que chez les non‑fumeurs, et que la fumée du cannabis et celle du tabac contribuaient à exacerber ces symptômes. Ces auteurs ont également indiqué que les sujets qui fumaient présentaient des anomalies histopathologiques (atteinte tissulaire) plus courantes et plus graves que les non‑fumeurs.

Bloom et al.[69] ont signalé une étude épidémiologique transversale qui confirmait largement les conclusions de Tashkin et de ses collègues. Il y avait des différences moyennes au plan du volume expiratoire maximum et de la capacité vitale, les personnes n’ayant jamais fumé présentant la meilleure fonction pulmonaire, suivies des consommateurs actuels de tabac, des non‑consommateurs actuels de tabac et des consommateurs actuels de cigarettes de tabac et d’un autre produit. Le fait de fumer un autre produit que le tabac seulement entraînait un effet plus important sur tous les indices de débit que le fait de fumer du tabac seulement, et les effets des deux types de fumée étaient additifs.

En 1997, Tashkin et al., après avoir étudié les taux de déclin de la fonction respiratoire sur huit ans chez des consommateurs de cannabis et de tabac, ont souligné que les fumeurs de tabac présentaient le déclin le plus important de la fonction respiratoire. Le taux de déclin chez les fumeurs de cannabis seulement n’était pas différent de celui des non‑fumeurs. Ce résultat est tout à fait opposé à celui d’une étude de suivi de la cohorte Tucson[70], qui a révélé un taux de déclin de la fonction respiratoire plus important chez les fumeurs de cannabis seulement que chez les fumeurs de tabac, ainsi que des effets additifs pour la fumée du tabac et du cannabis. Les études de Tashkin et al. et de Bloom et al. concordent et montrent toutes deux que le fait de fumer du cannabis de façon chronique accroît la prévalence des symptômes bronchitiques, mais elles présentent des conclusions différentes à propos du taux de déclin de la fonction respiratoire chez les fumeurs de cannabis.

Pour tous les troubles reliés à l’habitude de fumer, le facteur le plus important est la dose de fumée inhalée au fil du temps[71]. Des chercheurs de l’UCLA ont décelé des modifications précancéreuses dans des cellules bronchiques prélevées chez de gros fumeurs de cannabis ayant une consommation prolongée[72]. D’autres chercheurs ont mis en évidence une pathologie cellulaire plus importante chez les personnes qui fumaient du cannabis et du tabac par rapport à celles qui ne fumaient que l’un des deux produits[73]. Il est possible que les personnes qui fument de grandes quantités de cannabis et de tabac soient exposées à des risques accrus de cancer du poumon.


La majorité des personnes qui fument du cannabis fument beaucoup moins que celles qui ont fait l’objet de l’étude de l’UCLA et n’inhalent probablement pas de fumée en quantité suffisante pour présenter une atteinte pulmonaire grave. En 1994, chez des adultes américains ayant déclaré avoir consommé du cannabis au cours de l’année écoulée, près de la moitié ont indiqué qu’ils n’en avaient pas consommé du tout au cours du dernier mois. Chez les personnes ayant consommé du cannabis au cours du dernier mois, 55 pour 100 déclaraient l’avoir fait à quatre reprises ou moins. Seuls 0,8 pour 100 des Américains déclaraient faire usage de cannabis tous les jours ou presque tous les jours[74].

Les utilisateurs fréquents de cannabis qui consomment beaucoup pourraient réduire les risques pulmonaires auxquels ils sont exposés en fumant du cannabis ayant une plus forte activité, susceptible de produire les effets psychoactifs recherchés avec une quantité réduite de fumée. Une étude visant à déterminer si l’inhalation de la fumée de cannabis par le biais d’une pipe à eau permettrait de réduire l’absorption de goudron et de matières particulaires a conclu que cette hypothèse était fausse[75]. En outre, les gros fumeurs inhalent souvent le cannabis en profondeur et retiennent leur respiration, ce qui accroît le dépôt de matières dangereuses dans les poumons mais n’augmente guère les effets psychoactifs, voire pas du tout[76].

Dans son rapport de 1999 à l’intention du U.S. White House Office of National Drug Control Policy, l’Institute of Medicine a examiné les données scientifiques disponibles en vue d’évaluer les avantages et les risques possibles pour la santé du cannabis et de ses constituants cannabinoïdes. Sur la question de la fumée du cannabis, le rapport intitulé « Marijuana and Medicine: Assessing the Science Base » a conclu que l’habitude chronique de fumer du cannabis pouvait entraîner une bronchite aiguë et chronique ainsi que des anomalies microscopiques étendues, dont certaines pouvaient être précancéreuses, dans les cellules qui tapissent les voies aériennes bronchiques[77]. Ces symptômes respiratoires sont semblables à ceux qu’éprouvent les fumeurs de tabac, et l’association de la fumée du cannabis et de celle du tabac augmente ces effets. Le rapport faisait observer qu’à ce moment-là, il n’avait pas été établi si le fait de fumer du cannabis de façon chronique entraînait une maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC), mais qu’il y avait probablement une association[78].

Macrophages.

Les macrophages alvéolaires sont les principales cellules immuno‑effectrices du poumon et sont surtout responsables de protéger les poumons contre les micro‑organismes infectieux, les corps étrangers inhalés et les cellules tumorales. Ils sont plus nombreux en cas d’inflammation des tissus. Chez un échantillon important de volontaires, les fumeurs habituels de cannabis pouvaient présenter deux fois plus de macrophages alvéolaires que les non‑fumeurs, et les fumeurs de cannabis et de tabac en présentaient encore deux fois plus[79]. L’habitude de fumer du cannabis réduisait aussi la capacité des macrophages alvéolaires de détruire les champignons, les bactéries pathogènes et les cellules cibles tumorales. De plus, la consommation de cannabis par inhalation réduisait la production de cytokines pro‑inflammatoires, qui constituent des régulateurs importants de la fonction des macrophages. Cette diminution reliée au cannabis de la production de cytokines inflammatoires pourrait représenter un mécanisme par lequel les fumeurs de cannabis sont moins en mesure de détruire les champignons, les bactéries ainsi que les cellules tumorales.

L’incapacité des macrophages alvéolaires, chez les fumeurs habituels de cannabis sans pathologie apparente, à détruire les champignons, les bactéries et les cellules tumorales et à libérer des cytokines pro‑inflammatoires indique que le cannabis pourrait être un agent immunosuppresseur ayant des effets cliniques significatifs sur les mécanismes de défense de l’hôte.

Les travaux réalisés par Tashkin et al. indiquent que la consommation régulière de cannabis réduit la réaction immunitaire respiratoire aux organismes envahissants. De plus, des infections fongiques invasives graves ont été signalées chez des personnes immunodéprimées, notamment des patients atteints du sida. Ces résultats donnent à penser qu’une consommation fréquente et importante de cannabis au cours de périodes prolongées peut provoquer des lésions des voies aériennes, une inflammation pulmonaire et une atteinte des mécanismes pulmonaires de défense contre les infections. Des études épidémiologiques dont les données ont été corrigées en fonction du sexe, de l’âge, de la race, du degré d’instruction et de la consommation d’alcool indiquent que les fumeurs quotidiens de cannabis sont exposés à un risque légèrement accru de troubles respiratoires par rapport aux non‑fumeurs. D’autres études épidémiologiques réalisées chez des sujets infectés par le VIH ont révélé que le cannabis était un facteur de risque important pour l’acquisition de sarcomes opportunistes ou du sarcome de Kaposi.

Modifications du tissu bronchique. L’habitude de fumer du cannabis est associée à des changements de la paroi des voies respiratoires chez les humains. Bon nombre de fumeurs de cannabis ou de tabac présentent une rougeur (érythème) et un gonflement (œdème) accrus des tissus des voies aériennes ainsi qu’une sécrétion plus importante de mucus[80]. Chez les fumeurs de cannabis, le nombre et la taille des petits vaisseaux sanguins dans la paroi bronchique sont accrus, un œdème tissulaire est présent et les cellules ciliées normales (qui transportent le mucus vers la bouche grâce à des mouvements ondulatoires rapides) qui tapissent la surface interne de la paroi bronchique sont en grande partie remplacées par des cellules caliciformes sécrétrices de mucus. La surproduction de mucus par le nombre accru de cellules qui en sécrètent, accompagnée par une diminution du nombre de cellules ciliées, fait généralement en sorte que la toux demeure le seul autre mécanisme important permettant d’éliminer le mucus des voies aériennes. Ce phénomène pourrait expliquer la proportion relativement élevée des fumeurs de cannabis qui se plaignent de la production de flegme et d’une toux chronique[81].


Maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Les chercheurs de l’UCLA signalent que « les fumeurs de marijuana ne seront probablement pas atteints d’emphysème » [82]. Tous les sujets ne fumant que du cannabis qui appartenaient à l’échantillon étaient de gros consommateurs, qui avaient fumé en moyenne trois ou quatre cigarettes de cannabis par jour depuis environ 15 ans. Les chercheurs ont tenté de dépister l’obstruction des petites voies aériennes en mesurant le volume d’air que les sujets pouvaient expulser de leurs poumons en une seconde. Au fil du temps, la majorité des fumeurs de tabac ont présenté une obstruction croissante des petites voies aériennes pulmonaires, contrairement aux gros fumeurs de cannabis. Dans un rapport publié en 1997 présentant leurs dernières constatations, les chercheurs concluent que « contrairement au taux annuel accéléré de déclin de la fonction pulmonaire qui apparaît chez les fumeurs réguliers de tabac ayant un âge comparable… les conclusions de la présente étude n’indiquent pas une association entre l’habitude régulière de fumer de grandes quantités de marijuana et l’apparition d’une maladie pulmonaire obstructive chronique ». Dans ce document, Tashkin et al. signalent également que chez les personnes qui fument du tabac et du cannabis, il n’y avait aucun effet additif d’obstruction des voies aériennes. En fait, les fumeurs des deux substances présentaient une obstruction moindre, probablement parce qu’ils fumaient moins de cigarettes de tabac que ceux qui ne fumaient que du tabac[83]. Une étude récente portant sur 268 fumeurs de cannabis en Australie appuie les constatations de l’UCLA. Après avoir fumé du cannabis sur une base quotidienne ou hebdomadaire pendant en moyenne 19 ans, les utilisateurs de cannabis présentaient une prévalence plus faible d’emphysème et d’asthme que la population en général[84].

Il y a cependant des données discordantes quant à l’effet nocif éventuel de la consommation régulière de cannabis sur les petites voies aériennes des poumons. Bloom et ses collaborateurs[85] ont constaté que l’habitude de fumer en moyenne un joint par jour restreignait de façon significative la fonction des petites voies aériennes. Mais Tashkin et ses collaborateurs[86] n’ont pas observé cette atteinte chez de plus gros utilisateurs de cannabis (trois ou quatre joints par jour pendant au moins dix ans), même s’ils ont observé un rétrécissement des grosses voies aériennes centrales. L’exploration fonctionnelle respiratoire réalisée dans le cadre de l’étude de 1987 de Tashkin et al. a révélé une association entre le fait de fumer du cannabis mais non du tabac et une anomalie obstructive des grosses voies aériennes centrales, comme l’indiquent les augmentations anormales de la résistance des voies aériennes et la diminution de la conductance spécifique des voies aériennes.

Dans leur étude de longue durée qui comportait des corrections en fonction du déclin de la fonction pulmonaire lié à l’âge (associé à un risque accru d’apparition de MPOC), Tashkin et ses collaborateurs ont mis en évidence un taux accéléré de déclin chez les fumeurs de tabac, mais non chez les fumeurs de cannabis[87]. Ainsi, la question savoir si l’habitude régulière de fumer du cannabis est ou non suffisante pour provoquer une MPOC reste ouverte.

Effet carcinogène

Le THC ne semble pas carcinogène. Il n’y a pas de données épidémiologiques ni cliniques agrégées indiquant des taux plus élevés de cancer du poumon chez les personnes qui fument du cannabis. Au laboratoire, dans des boites de pétri, le THC ne provoque pas les modifications cellulaires associées au cancer[88]. Par contre, la fumée du cannabis, comme celle du tabac, le fait[89]. Certains chimistes ont indiqué au cours des années 1970 que, par rapport au tabac, le cannabis comportait des concentrations plus élevées de benzopyrène[90], l’un des produits chimiques provoquant le cancer. D’autres chimistes ont toutefois trouvé une quantité supérieure de benzopyrène dans le tabac[91]. Une forme de fumée ne serait pas en elle‑même plus dangereuse ou plus sûre que l’autre.

Les travaux de Fligiel et al.[92] ont révélé que des altérations histopathologiques qui semblent être des précurseurs de carcinome peuvent être observées dans le tissu pulmonaire des fumeurs chroniques de cannabis. Ces observations ont été corroborées par des études de cas de cancer du tractus aéro‑digestif supérieur chez de jeunes adultes qui avaient été des fumeurs chroniques de cannabis. L’étude portait sur les cas suivants :

13 cas de cancer avancé de la tête et du cou survenus chez de jeunes adultes de moins de 40 ans, dont 11 avaient été des fumeurs quotidiens de cannabis[93];
dix cas de cancer des voies respiratoires supérieures survenus chez de jeunes adultes de moins de 40 ans, au cours d’une période de quatre ans, dont sept étaient probablement des fumeurs réguliers de cannabis[94];
deux cas d’épithélioma spino-cellulaire de la langue chez des hommes âgés de 37 à 52 ans, dont le seul facteur de risque commun était des antécédents de consommation quotidienne de cannabis à long terme[95].

Ces études de cas soutiennent de façon limitée l’hypothèse selon laquelle le cannabis est une cause des cancers des voies respiratoires supérieures. Aucune de ces études n’a comparé la prévalence du cancer chez les cas par rapport à un échantillon témoin, et l’exposition au cannabis n’a pas été évaluée de façon standardisée, ni dans l’ignorance du statut (cas ou témoin) des sujets – toutes ces méthodes standard permettent de réduire les distorsions dans les études cas‑témoins sur l’étiologie du cancer[96]. L’interprétation est compliquée par le fait qu’un grand nombre de ces patients fumaient également du tabac et consommaient de l’alcool, soit deux facteurs de risque de cancer du tractus aéro‑digestif supérieur, même si l’âge moyen d’apparition du cancer chez les personnes qui fument et boivent est supérieur à 60 ans plutôt qu’inférieur à 40 ans.

Néanmoins, il y a un point commun dans ces rapports qui justifie une nouvelle étude visant à comparer la proportion des fumeurs de cannabis chez les patients souffrant d’un cancer du tractus aéro‑digestif supérieur par rapport à des témoins appropriés. Les fumeurs chroniques de cannabis qui ont commencé leur consommation au début des années 1970 atteignent aujourd’hui la période de risque pour ces cancers.

Selon les données recueillies jusqu’ici, les conséquences à long terme les plus vraisemblables d’une utilisation importante et prolongée de cannabis ne sembleraient pas trop différentes des risques associés à l’utilisation prolongée de tabac, soit les cancers des voies respiratoires et également certaines autres formes de cancer (notamment le cancer de la vessie, de l’œsophage, de la bouche et de la langue) après distribution des produits individuels de pyrolyse (décomposition chimique) à toutes les régions du corps, par le biais de la circulation sanguine[97].

Dans son rapport sur le cannabis publié en 1999, la Swiss Federal Commission for Drug Issues (EKDF) indiquait que le cannabis était probablement la substance la plus largement fumée dans le monde, après le tabac. En plus de la nicotine du tabac et des cannabinoïdes du cannabis, la matière inhalée provenant des deux substances comporte un grand nombre d’autres composés qui irritent les voies respiratoires et peuvent présenter des propriétés carcinogènes (susceptibles de provoquer le cancer)[98].

Les effets du tabac et du cannabis sur l’appareil respiratoire ne sont très probablement pas additifs[99], et ne peuvent donc, en d’autres termes, être tout simplement additionnés. Par contre, les personnes qui fument du cannabis inhalent plus profondément que les fumeurs de tabac, ce qui entraîne la pénétration de quatre fois plus de goudron dans les poumons[100]. Une irritation et une inflammation bronchiques, une réduction de l’activité des macrophages et des cellules ciliées (qui rend plus difficile l’élimination des particules dans les poumons) ainsi que des modifications dans le revêtement muqueux du tractus respiratoire ont été observées chez les gros consommateurs de haschisch. De façon générale, les études faisant appel à des personnes qui fumaient depuis longtemps du cannabis ont mis en évidence des dommages à la muqueuse de la trachée et des bronches[101].

Le fait de fumer des produits du cannabis semble donc associé à une augmentation du risque de cancer du poumon et des bronches. Toutefois, il est difficile d’évaluer la carcinogénicité du cannabis dans les poumons de façon isolée, étant donné que les fumeurs de haschisch et de marijuana fument généralement aussi la cigarette, sans compter que ces deux produits du cannabis sont généralement fumés de toute façon dans un mélange de tabac[102].

Selon Tashkin et al., les études biochimiques, cellulaires, immunologiques, génétiques, tissulaires et animales constituent un fondement biologiquement plausible indiquant que le cannabis peut jouer un rôle dans l’apparition des cancers respiratoires.

Il est aujourd’hui bien établi que le THC module la fonction des cellules immunitaires, notamment des lymphocytes, des macrophages et des cellules polymorphonucléaires (PMN)[103]. Presque toutes les fonctions étudiées, depuis la production d’anticorps jusqu’à la phagocytose (destruction de produits nocifs), sont modifiées d’une façon ou d’une autre par cette drogue, plus particulièrement lorsque des modèles in vitro (dans un milieu artificiel en verre, par exemple un tube à essai) sont appliqués.

Les conséquences pour la santé de l’immunomodulation induite par le cannabis restent mal établies. Il n’y a que peu d’études faisant appel à des paradigmes animaux ou à des essais chez des êtres humains qui portent sur les effets d’une exposition au cannabis sur la résistance de l’hôte aux bactéries, aux virus et aux tumeurs. Les études qui ont été réalisées dans ce domaine faisaient appel à des doses relativement élevées de cannabinoïdes et ont donc des rapports limités avec l’habitude de fumer du cannabis.

Source : http://www.parl.gc.ca/Content/SEN/Commi ... lock-f.htm
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Re: Cherche variété à faible effet

#27 Message non lu par morback »

salut

cool la lecture.... :topcool:

ça me conforte dans mes convictions....2012?......j'arrête le tabac dans les bédos :mrgreen:

:sm6: :sm6: blagues à part ..tahiti sho....tes lectures sont sympa....merci pour le partage :topcool:
Plus t’as de pognon, moins t’as de principes. L’oseille c’est la gangrène de l’âme*

Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît*

*Michel Audiard

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#28 Message non lu par oki_78 »

En même temps quand je ne fume pas de pet, exemple au boulot, je fume des clopes,je me demande si je ne cumule pas les deux problèmes :siffle:

ledgrower

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#29 Message non lu par ledgrower »

du nouveau bientôt chez Mandala, la Rishi Kush, une beuh pas trop forte, mais j'en sais pas plus pour le moment

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Crub
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Re: Cherche variété à faible effet

#30 Message non lu par Crub »

Yeees ! Merci Magic !!
Je vais aller zieuter ca tout de suite !

:sm28: good vibe :mrgreen:

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