Déculturation !?

Ici on parle de tout et n'importe quoi mais pas de cannabis, ni d'autres drogues : quiz, politique, actualité, médias, manifestations, etc. tout en restant bon esprit et sans flood inutile !
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free
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Déculturation !?

#1 Message non lu par free »

D'après

La grande déculturation de Renaud Camus
Amis du Désastre et Niveau-montistes sont formels : la culture s'est répandue dans toutes les couches de la population. Ce livre soutient le contraire. Si la culture s'est répandue, selon lui, c'est comme le lait de Perette : plus la culture est diffusée, moins il y en a pour chacun et moins elle a de consistance. Lorsque les trois-quarts d'une génération accèdent au baccalauréat, le niveau de connaissance et de maturité qu'implique ce diplôme est à peu près celui qu'atteignaient au même âge les trois-quarts d'une autre génération, quand personne ne songeait à nommer cela baccalauréat, à peine certificat d'études. L'université fait le travail des lycées, les lycées celui des écoles primaires, les classes maternelles celui que les parents ne font pas, ayant eux-mêmes été élevés par l'école de masse, qui a formé la plupart des nouveaux enseignants. Arte, France Culture ou France Musique se consacrent aux tâches jadis dévolues aux chaînes généralistes, celles-ci imitent les postes et stations de divertissement. Tout a baissé d'un cran. C'est la grande déculturation. Et si les journaux n'ont plus de lecteurs, c'est en grande partie parce que leur public potentiel ne sait plus lire, même des phrases de plus en plus simples et de plus en plus fautives, avec de moins en moins de mots. Le paradoxe est que l'objectif quantitatif, qui est au cœur de l'ambition démocratique en sa transposition culturelle, fait partout le lit de l'argent, par le biais de la publicité, des taux d'audience et des lois du marché. C'est ainsi que le Louvre devient une marque, etc
La fabrique du crétin : La mort programmée de l'école de Jean-Paul Brighelli
Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser. Le constat est terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses " preuves " : l'école a cessé d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant. Ceux qui sont nés dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire ?
(rajoutez vos bouquins, infos, etc. si vous voulez)

Même sans avoir lu ces bouquins, qu'en pensez-vous ? Assistons-nous depuis un petit moment déjà à ce phénomène ? "idiocratie" en devenir ?
Ø.....?.....Ø

Gomorrhe

Re: Déculturation !?

#2 Message non lu par Gomorrhe »

Déjà merci sam pour la référence du bouquin, et merci free pour le post et le passage.

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sam gamgi
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Re: Déculturation !?

#3 Message non lu par sam gamgi »

j ai pas lut le 1er bouquin dont tu parle, mais j vais aller faire un tour a la fnac dans la semaine pour l acheter.
1 humain sur 12 est armé , le tout est de savoir comment armés les onze autres

and fuck the peace and love bastards

metallicseed

Re: Déculturation !?

#4 Message non lu par metallicseed »

"libre de penser, mais quand tu penses ne penses tu pas, que tu penses par la pensée façonnée par ton état" Rockin squat l'évidence

Gomorrhe

Re: Déculturation !?

#5 Message non lu par Gomorrhe »

L'intérêt est de réussir à se démarquer de toute emprise.

Notre pensée nous l'a devons en grande partie à la culture dans laquelle nous baignons. Maintenant je crois qu'intervenir par le biais exclusif d'une citation c'est tomber pile-poil dans ce que tu as essayé de démontrer metallic : à savoir le pensée emprisonnée.

Tu aurais mieux fait de produire quelque chose de toi-même ^^

Mais bon, pour illustrer mes propos (et je tombe finalement dans le piège) : Schopenhauer a dit "Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité."

:D

metallicseed

Re: Déculturation !?

#6 Message non lu par metallicseed »

quasiment tout ce qu'on dit vient de quelque part, inconsciemment parfois, mais on a qu'a dire que cette citation etait la pour illustrer mon point de vue :wink:

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free
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Re: Déculturation !?

#7 Message non lu par free »

déculturation: "perte d'identité culturelle d'une population, d'une ethnie"

Est-ce que la langue, à l'écrit ici puisqu'on est sur un forum, n'est pas aussi soumise à ce phénomène par le style sms notamment, ou bien on peut considérer ça comme une "évolution" du langage écrit ?
Ø.....?.....Ø

metallicseed

Re: Déculturation !?

#8 Message non lu par metallicseed »

une evolution oui mais pas forcement positive, et ca serait pas la premiere.

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Dédé la Truffe
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Re: Déculturation !?

#9 Message non lu par Dédé la Truffe »

Ah merde, j'ai cru que c'etait décoloration...excusez ! :sm23:

...et comme je cherchais une nouvelle couleur..enfin..bref....
1. Beaucoup de gens sont en vie parce qu'il est illegal de tuer.

2. Aide ton prochain quand il est dans la merde il se souviendra de toi, quand il y sera de nouveau.

Dédé AKA Maitre Zen

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free
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Re: Déculturation !?

#10 Message non lu par free »

Bravo !
"Je refuse d'obéir !" (Lettre d'un instituteur à son inspecteur)

Colomiers, le 6 novembre 2008


Monsieur l'Inspecteur,





Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir.

Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un processus négatif de déconstruction de l'Education Nationale s'est engagé qui désespère de plus en plus d'enseignants. Dans la plus grande précipitation, sans aucune concertation digne de ce nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont pourtant les « experts » du quotidien sur le terrain, les annonces médiatiques de « réformes » de l'école se succèdent, suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de découragement. La méthode est détestable. Elle témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La qualité d'une réforme se juge autant par son contenu que par la façon dont est elle est préparée, expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi de faire œuvre de raison, de critique et de jugement.




Aujourd'hui, la coupe est pleine ! Le démantèlement pensé et organisé de l'Education Nationale n'est plus à démontrer tant les mesures décidées et imposées par ce gouvernement l'attestent au grand jour : des milliers de suppressions de postes qui aggravent une situation d'enseignement déjà difficile, la diminution du volume horaire hebdomadaire, la préférence accordée à la semaine de 4 jours, pourtant dénoncée par tous les chronobiologistes, l'alourdissement des programmes scolaires malgré une rhétorique qui prétend le contraire, la suppression des IUFM, la disparition annoncée des RASED alors qu'aucun bilan de leur action n'a été réalisé, la réaffectation dans les classes des enseignants travaillant pour les associations complémentaires de l'école, ce qui mettra à bas grand nombre de projets éducatifs dont l'utilité n'est plus à démontrer, la mise en place d'une agence chargée du remplacement avec l'utilisation de vacataires, la création des EPEP où les parents et les enseignants seront minoritaires dans le Conseil d'Administration, la dévalorisation du métier d'enseignant dans les écoles maternelles et les menaces qui pèsent sur celles-ci, la liste est longue des renoncements, des coupes franches et finalement des mauvais coups portés à notre système éducatif. Sans compter, ce qui m'est le plus insupportable, l'insistance à dénoncer le soit disant « pédagogisme », c'est-à-dire les mouvements pédagogiques qui, depuis des décennies, apportent des réponses innovantes, crédibles, raisonnables à l'échec scolaire.




Le démantèlement des fondements de l'Education Nationale est un processus que je ne peux accepter sans réagir. L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas à ce démantèlement. En conscience, je refuse de me prêter par ma collaboration active ou mon silence complice à la déconstruction d'un système, certes imparfait, mais qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre tout autant un « art de faire » qu'un « art de vivre », en donnant toutes ses chances à chaque élève, sans aucune distinction.

1. Les « nouveaux » programmes constituent une régression sans précédent. Ils tournent le dos à la pédagogie du projet qui permet aux élèves de s'impliquer dans les savoirs, de donner du sens à ce qu'ils font, de trouver des sources de motivation dans leur travail. Cette vision mécaniste et rétrograde des enseignements, qui privilégie l'apprentissage et la mémorisation, va certainement enfoncer les élèves en difficulté et accentuer l'échec scolaire. Ces programmes sont conçus pour pouvoir fournir des résultats « quantifiables, publiables et comparables » Or, « en éducation, tout n'est pas quantifiable, ni même évaluable en termes d'acquisitions immédiatement repérables ». (Philippe Meirieu). Nous sommes bien dans une logique d'entreprise et de libéralisation de l'école. Désormais, les enseignants seront évalués sur les progrès des acquis des élèves, c'est-à-dire sur la progression des résultats chiffrés. C'est notre liberté pédagogique qui est ainsi menacée. Dans la mesure où les programmes de 2002 n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sérieuse et que d'autre part nous ne savons toujours pas qui a élaboré et rédigé les programmes 2008, d'ailleurs sans aucune concertation digne de ce nom, nous sommes en présence d'un déni de démocratie et de pédagogie. Pour toutes ces raisons, je considère que ces programmes sont totalement illégitimes. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002.

2. Tout particulièrement, je refuse de m'inscrire dans la logique d'une « Instruction morale et civique » aux relents passéistes. C'est une insulte faite aux enseignants et aux élèves de penser que l'inscription d'une règle de morale au tableau, apprise par cœur par les élèves, fera changer un tant soit peu leur comportement ! Aujourd'hui, plus que jamais nous avons besoin de mettre en place dans nos classes des dispositifs qui offrent aux élèves la possibilité de se connaître, de se rencontrer, d'échanger, de se respecter. Nous avons besoin d'une éducation au vivre ensemble, car si nous ne le faisons pas, qui le fera ? L'éducation citoyenne est l'un des piliers de l'école pour construire une société ouverte, démocratique et libérée de l'emprise de la violence. La priorité aujourd'hui est d'apprendre aux élèves à se respecter, à réguler positivement les inévitables conflits du quotidien par la parole, la coopération, la médiation. Aujourd'hui, comme hier, en conscience, j'ai fait le choix d'une éducation citoyenne qui permette aux élèves de découvrir leur potentiel créatif et émotionnel au service du mieux vivre ensemble.




3. La réduction du volume horaire de la semaine scolaire de 26h à 24h apporte des bouleversements tels dans l'organisation des écoles, qu'il faut aujourd'hui parler de désorganisation structurelle. Le dispositif d'aide personnalisée pour « les élèves en difficulté » n'est qu'un prétexte démagogique pour supprimer les RASED. Ce dispositif porte un coup fatal à la crédibilité du métier d'enseignant. En effet, de nombreuses expériences pédagogiques d'hier et d'aujourd'hui ont montré et montrent que la difficulté scolaire se traite avec efficacité avec l'ensemble du groupe-classe, dans des dynamiques de coopération, de tutorat, de travail différencié, d'ateliers de besoin, etc. Le dispositif actuel considère que la difficulté doit être traitée de façon « médicale », avec un remède individuel, en dehors de toute motivation et de tout projet de classe. C'est une grave erreur. Ce dispositif est une faute contre l'esprit et la pédagogie. Dès la rentrée, en conscience, je n'appliquerai pas ce dispositif d'aide personnalisée tel qu'il est actuellement organisé. Ces deux heures seront mises à profit pour mener à bien un projet théâtre avec tous les élèves de la classe, répartis en demi-groupe, le mardi et le vendredi de 15h30 à 16h30, ceci avec l'accord des parents.




4. Les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires à destination des élèves de CM1 et CM2 sont eux aussi des dispositifs scandaleux et démagogiques destinés à caresser l'opinion publique dans le sens du poil. Mis en place sous le motif populiste qu'il est anormal que seuls les riches peuvent se payer des heures de soutien scolaire (dixit notre ministre), ces stages dont certains ne seront pas animés par des enseignants, ne règleront en rien l'échec scolaire. Ils sont destinés à appâter les enseignants qui souhaitent effectuer des heures supplémentaires avec bonne conscience, alors que dans le même temps des milliers de postes sont supprimés, aggravant ainsi les conditions de travail dans les écoles. Parce que je respecte profondément les élèves qui ont des difficultés et leurs parents et que je suis persuadé que ce dispositif est néfaste, je continuerai à refuser de transmettre des listes d'élèves pour les stages de remise à niveau.




5. La loi sur le service minimum d'accueil dans les écoles les jours de grève n'est pas autre chose qu'une loi de remise en question des modalités d'application du droit de grève. Il est demandé aux enseignants de se déclarer gréviste 48h avant la grève afin que ce service minimum d'accueil puisse se mettre en place. Ce qui signifie clairement que les enseignants doivent collaborer à la remise en cause du droit de grève ! On ne saurait être plus cynique ! La commune de Colomiers ayant décidé de ne pas organiser ce service minimum d'accueil les jours de grève, il devient inutile de se déclarer 48h avant. En conscience, je ne me déclarerai pas gréviste à l'administration et j'informerai les parents trois jours avant de mon intention de faire grève.

Dans son dernier ouvrage, « Pédagogie : le devoir de résister », Philippe Meirieu écrit : « Nous avons le devoir de résister : résister, à notre échelle et partout où c'est possible, à tout ce qui humilie, assujettit et sépare. Pour transmettre ce qui grandit, libère et réunit. Notre liberté pédagogique, c'est celle de la pédagogie de la liberté. […] Nous n'avons rien à lâcher sur ces principes pédagogiques. Car ils ne relèvent pas de choix passagers de majorités politiques, mais bien de ce qui fonde, en deçà de toutes les circulaires et de toutes les réformes, le métier de professeur dans une société démocratique.

Et devant les errances de la modernité, le professeur n'a rien à rabattre de ses ambitions, bien au contraire… Face à la dictature de l'immédiateté, il doit travailler sur la temporalité. Quand, partout, on exalte la pulsion, il doit permettre l'émergence du désir. Contre les rapports de force institués, il doit promouvoir la recherche de la vérité et du bien commun. Pour contrecarrer la marchandisation de notre monde, il doit défendre le partage de la culture. Afin d'éviter la sélection par l'échec, il doit incarner l'exigence pour tous.

Personne ne prétend que la tâche est facile. Elle requiert détermination et inventivité. Echanges, solidarité et travail en équipe. Elle exige du courage. Et la force de nager à contre-courant. Il ne faut pas avoir peur de la marginalité. Car, plus que jamais et selon la belle formule de Jean-Luc Godard, « c'est la marge qui tient la page. » »

Si aujourd'hui je décide d'entrer en résistance et même en désobéissance, c'est par nécessité. Pour faire ce métier, il est important de le faire avec conviction et motivation. C'est parce que je ne pourrais plus concilier liberté pédagogique, plaisir d'enseigner et esprit de responsabilité qu'il est de mon devoir de refuser d'appliquer ces mesures que je dénonce. Je fais ce choix en pleine connaissance des risques que je prends, mais surtout dans l'espérance que cette résistance portera ces fruits. J'espère que, collectivement, nous empêcherons la mise en œuvre de ces prétendues réformes. Cette action est une action constructive car dans le même temps il s'agit aussi de mettre en place des alternatives pédagogiques concrètes, raisonnables et efficaces.




Monsieur l'Inspecteur, vous l'avez compris, cette lettre n'est pas dirigée contre vous, ni votre fonction, mais je me dois de vous l'adresser et de la faire connaître. Le propre de l'esprit responsable est d'agir à visage découvert, sans faux-fuyant, en assumant les risques inhérents à cette action. C'est ce que je fais aujourd'hui.

Je vous prie de recevoir, Monsieur l'Inspecteur, l'assurance de mes sentiments déterminés et respectueux.



Alain REFALO

Professeur des écoles

Ecole Jules Ferry, Colomiers (31)


Lettre adressée à Mr l'Inspecteur de l'Education Nationale de la 17ème circonscription de la Haute-Garonne.
http://resistancepedagogique.blog4ever. ... 30669.html
Ø.....?.....Ø

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Re: Déculturation !?

#11 Message non lu par rastapunk »

free a écrit :
L'Education Nationale n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux qui décident et d'un autre côté ceux qui exécutent !

en effet, dans une salle de cours ,t'en as un qui blablate pour 30 qui grattent.
I smoke two joints in time of peace
And two in time of war
I smoke two joints before I smoke two joints,
And then I smoke two more
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Petitgris
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Re: Déculturation !?

#12 Message non lu par Petitgris »

"Par des citations on affiche son érudition, on sacrifie son originalité."

On la sort souvent celle là. C’est un peu vrai pour une multitude de « poseurs » et de demi savants (une autre expression de Schopenhauer, grand maître dans l’art du bon mot), pour qui la citation est une béquille, ou plutôt un argument d’autorité*. Il est d’ailleurs amusant de constater en parcourant Le monde comme volonté et comme représentation (lisez-le, il en vaut la peine) que Schopenhauer ne s’appliquait pas personnellement cette restriction et qu’il saute tout au long de cet important ouvrage (où tient toute son œuvre, comme le prédisait sa mère honnie) d’une citation à l’autre, en grec ou en latin (et sans traduction, bande de philistins !). Il existe effectivement de nombreux sites sur la toile qui vous permettront d’enrichir vos contributions d’une citation pertinente (encore que, pour cette dernière qualité, c’est en fonction des capacités de sélection du contributeur).
Maintenant, il ne faut pas perdre de vue l’intérêt évident qu’une citation peut apporter. Une citation c’est parfois une idée qui trottait plus ou moins consciemment sans qu’elle ait pu trouver une transcription effective. Car toutes ces impressions, ces ébauches de concept, ces intuitions que nous avons tous en tête (encore que pour certains, cette activité intellectuelle n’est qu’une supposition) trouvent parfois une « énonciation » claire et concise dans une réflexion faite par un autre (une osmose parfois si enthousiasmante que tel ou tel penseur donne l’impression de faire partie de la « famille »). Oui, c’est assez jubilatoire de découvrir une idée personnelle imprécise formulée clairement par un autre congénère humain. La citation devient alors une sorte d’hommage, un remerciement, et le rappel d’une pensée commune.


* Sachant, comme le rappelle Wikipedia, qu’un « argument d'autorité est le fait de remplacer un raisonnement rigoureux par une référence aux conclusions d'une personne évoquée comme autorité ou experte sur un sujet ». A ne pas confondre donc avec un verrouillage de sujet par un modo traumatisé, même si dans les 2 cas, on nous inflige une prose qui aimerait « avoir le dernier mot » (le saint Graal du contributeur psycho rigide).
Beng geg-a-geng geng geng geng

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vils
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Re: Déculturation !?

#13 Message non lu par vils »

pour les citations je trouve ça trop facile de hurler à l'originalité et annoncer ne pas vouloir être perverti par les autres
déjà un peu d'humilité étudier les réflexion des autres ne va pas détruire ta réflexion
et plus y en a bah plus y a de points différent plus ta pensée s'enrichit
après l'étaler en conversation toutes les 5mins... Desproges disait "la culture c'est comme la confiture moins t'en as plus tu l'étales"

mais pour en revenir au sujet de base le propos est plus nuancé vis à vis de la culture
pour l'enseignement le constat est hunanime : on coule

ben autant commencer par l'éducation et je vais même m'offrir le luxe de pas répondre à l'humour dévastateur de petitgris (tiens d'ailleurs vous avez vu comment les gens ne sont plus drôle? allume rire et chansons tu te tires une balle)
l'éducation c'est simple y a qu'à voir le niveau d'anglais quand j'étais en fac on m'a foutu dans le groupe des wouaaa c'est la classe... on y apprenait le présent simple
post bac hein
mais ça à la rigueur c'est notre fierté nationale on est des brèles en langues étrangères (même nos dirigeants Fille de joie cette humiliation constante ...)
plus personne ne sait écrire le français moi même je me relis sans cesse sans être sur de mon coup... bac littéraire les mecs :lol:
on essaye d'introduire un pseudo civisme dans les salles de classes en laissant des manuels d'histoires parfois inadaptés à notre réflexion
on réduit le nombres d'heures de prof le poid du programme
on brade un baccalauréat qui après rattrapage devient accessible au plus c*n d'entre nous
résultat le vrai plaisir de l'apprentissage se trouve dans les formations élitistes accessibles à des personnes un minimum introduites dans le milieux d'une manière ou d'une autre
quand on diminue le budget de l'éducation au profit de la police je considère qu'on marche sur la tête


la culture le constat est moins évident et puis c'est dure de dire ce qu'on pense si brièvement
pour moi en gros l'uniformisation des cultures associée à la grande braderie mondiale a eu du bon et du pas bon
autant commencer par le bon pour se beurrer le derche
- on peut au moins dire que les petites bourses, les mecs qui vivent pas prêts d'une fnac ou autre ont désormais les mêmes offres que le parisien branché
- ce grand métissage culturel a permis l'émergence de courants hybrides fascinants.
- les jeunes n'ont pas grand chose à envier aux jeunes d'il y a trente ans l'accessibilité de la culture a créé une nouvelle génération d'experts, des jeunes hyper pointus dans leurs connaissances
pour le moins bon
- l'énorme dévaluation des oeuvres culturelles
en gros on a fait de l'inflation, on introduit une quantité phénomènale de culture diverse et variée (en apparence), on bouffe une quantité d'image et de sons par jours absolument ahurissante
alors d'une le cerveau est moin frais et disposé pour chaque nouveauté, et surtout y accorde moins d'importance.
on achète plus un album, on télécharge la discographie du mec, sur le principe c'est cool, mais au final auras tu pris la peine de vraiment écouter.
et si on était en train de prendre le risque que toutes les musiques se regroupent un jour alors que cet art était si représentatif de la spécificité culturelle d'un pays? ça serait abominable

et pourtant c'est comme ça qu'on fonctionne on pioche dans un peu de chaque culture pour faire une tambouille internationale qui plaira à tous. moi je dis tan mieux mais qu'on se retrouve pas tous avec les mêmes formats c'est moins marrant

pour les bouquins on oublie les jeunes français ne lisent pas c'est aussi simple, là je rejetterai la faute au profs qui n'essayent pas souvent d'inssufler le goût de la lecture. L'élève aborde trop souvent le livre comme quelque chose de pénible, long et rébarbatif.
fini d'être modo
c'est un boulot d'clodo
pi ça file mal au dos

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Petitgris
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Re: Déculturation !?

#14 Message non lu par Petitgris »

le constat est hunanime : on coule

Tu m'étonnes :mrgreen:
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vils
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Re: Déculturation !?

#15 Message non lu par vils »

ben voilà exactement :mdr:
unanime pardon
fini d'être modo
c'est un boulot d'clodo
pi ça file mal au dos

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