j'approuveAttention, aux yeux de certains ce texte est ravageusement pessimiste. Si vous êtes bardés de certitudes quand à la continuité des actions entreprises aujourd’hui,… passez votre chemin.
Il exprime pourtant une réalité qui va se confirmer dans les jours, voire les semaines, à venir : l’impuissance du mouvement de protestation face à la détermination du gouvernement.
L’absurde attitude de déni qui, depuis des années, a saisi les syndicalistes et les organisations politiques dites « progressistes » abouti peu à peu à un véritable grippage de l’action politique et une stagnation, aujourd’hui régression, du progrès social. Non seulement le système a réussi à faire rentrer dans sa logique toutes ces organisations, mais il est en passe de réussir dans la liquidation de tous les acquis sociaux obtenus depuis plus d’un siècle.
L’ILLUSION DE LA FORCE…
La montée du mécontentement si elle a un sens en soit, n’en demeure pas moins une incertitude et une improbable solution pour l’avenir. Ce n’est pas une question de masse critique, comme essaient de nous le faire croire les syndicats et les organisations politiques, qui à partir d’un certain seuil se transformerait en révolte... et plus.
La puissance des manifestations n’est somme toute que symbolique. Génératrice de flux d’adrénaline chez les participants, elles donnent une fausse idée de la puissance… il suffit d’entendre les commentaires naïvement enthousiastes après les manifestations.
Car quel est le but de la manifestation, de la grève de 24 heures, de la protestation massive ? Se faire entendre du gouvernement ? Mais il sait tout ça ! Il s’en fout et le proclame. Il sait qu’en dehors de cette « protestation », il n’y a rien d’autre… il suffit qu’il joue le pourrissement dans le temps… ce qui est très exactement entrain de se produire actuellement.
Ce type de manifestation, d’action constitue le credo essentiel, et même unique, des leaders politiques et syndicaux…. Qu’ont-ils d’autre à proposer sinon d’agrémenter cela d’une grève de 24 heures qui laisse de marbre le gouvernement. ? Rien.
En ce printemps de remise en question massive de tous nos acquis sociaux, parfumé par des souvenirs hautement symboliques, la force de l’imagination dépasse largement les capacités stratégiques d’un mouvement qui se cherche et ne sait pas trop comment s’y prendre. A défaut de poser ses pieds sur terre, il garde la tête dans les nuages.
Le rêve l’emporte sur la conscience lucide. Le gouvernement, sûr de notre impuissance, en rajoute dans la « peopolisation » des leaders, qui voient là une dérisoire reconnaissance, et la médiatisation d’ « évènements- musée » qui nous amusent et nous excitent plus qu’ils ne l’effraient. Nous avons l’illusion d’avancer,… en fait nous faisons du sur place devant une glace – la télévision – qui nourrit notre narcissisme et nous donne une fausse image de ce que nous sommes réellement.
LES VIEILLES RECETTES DANS LES VIEUX POTS
Que peut produire concrètement cette illusion ?
Une dépense d’énergie débordante certes,… mais l’essentiel de cette énergie est employée à la fabrication de tracts, d’affiches, de banderoles qui ne nous apprennent plus rien, ni à nous, ni à ceux à qui nous nous adressons… mais l’essentiel étant, semble-t-il, que ces bibelots militants existent et que l’on y projette nos espoirs.
L’Histoire ce n’est pas comme la cuisine : ce n’est pas dans les vieux pots, avec des vieilles recettes, que l’on fait la meilleure soupe.
L’Histoire est riche de « ras le bol », de colères, de révoltes,… qui n’ont jamais abouti. Ce n’est pas en trépignant, pas plus qu’en se révoltant que l’on change un système.
Nous sommes prisonniers, de nos habitudes, de notre culture de contestation sociale, des organisations, et de leurs discours, qui mettent en musique ces pratiques, de nos pratiques/magouilles d’appareils même quand ceux-ci n’existent pas. Nous nous satisfaisons lâchement de ces initiatives auxquelles nous participons et qui, nous le savons, n’aboutissent pas. « Que faire d’autre ? », « Il vaut mieux ça que de ne rien faire ! », « Il faut montrer notre mécontentement ! »,… telles sont les expressions que l’on entend dans les manifestations, les entreprises, les lycées et les universités quand on pousse un peu loin le dialogue.
On relooke les vieilles pratiques tout en gardant l’essentiel, on crée de nouvelles organisations, de nouveaux partis, en se triturant les méninges sur le logo, l’appellation, la tactique organisationnelle…Pendant ce temps l’Histoire nous passe par-dessus la tête, les acquis sociaux s’envolent, le service public est démantelé, les inégalités s’accroissent,… la planète agonise !
« Ah, une grande et puissante mobilisation ! » disent les militants les plus engagés. D’accord mais pour faire quoi ? Aller où ? Quelle organisation sociale après la mobilisation ?... A toutes ces questions essentielles ils n’apportent aucune réponse… ils ne se les posent d’ailleurs même pas, même plus.
Et même si nous avons une « grande et puissante mobilisation », que peut-il advenir actuellement ? Seul le pouvoir à l’initiative, nous sommes essentiellement en situation strictement défensive. Alors ? Alors, l’entonnoir des élections nous guette…. Toute cette colère, cette mobilisation, ces revendications seront inéluctablement dirigées, canalisées, vers les urnes. Rappelez vous comment s’est terminé « Mai 68 » !
Cette impuissance du mouvement n’est pas une fatalité historique, mais l’expression d’une faillite stratégique. C’est la dernière illusion. Pourquoi la « dernière » ? Parce que nous sommes d’une part au fond de notre incapacité d’action, au bout de la pratique stérile des vieilles formes de luttes et de mobilisation, mais aussi au seuil de la catastrophe sociale et écologique.
Continuer à blablater, tergiverser, discutailler comme nous le faisons depuis des décennies, c’est à coup sûr hypothéquer gravement notre avenir et celui des générations suivantes. Le temps va nous manquer.
Patrick MIGNARD
Mai 2008
La dernière illusion
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La dernière illusion
Matière à réflexion
Ø.....?.....Ø
-
metallicseed
Re: La dernière illusion
Et que ca se fasse!!!
Franchement le prolo est un c*n il ne pense pas, il reve devant la starac, nous sommes une minorité a arriver a comprendre ce qui se passe, et perso c'est pas moi qui vais morfler le plus dans l'affaire, je suis pour l'égalité entre tous les Hommes mais si on en est là c'est surtout a cause de cette pensé unique ou en bas de la tour on rêve de pognon et pas de vie libre...
comme dirait les "svinkels" :
"j'voudrais voir les 5 millions d'exclu
descendre dans la rue
demander des rmi
et faire trembler le fmi.
mais dans l'fond vaut mieux se taire
que d'grapiller le fond monétaire.
Sortez des basfonds prolétaires
réveillez vous de cette état précaire!!!"
Franchement le prolo est un c*n il ne pense pas, il reve devant la starac, nous sommes une minorité a arriver a comprendre ce qui se passe, et perso c'est pas moi qui vais morfler le plus dans l'affaire, je suis pour l'égalité entre tous les Hommes mais si on en est là c'est surtout a cause de cette pensé unique ou en bas de la tour on rêve de pognon et pas de vie libre...
comme dirait les "svinkels" :
"j'voudrais voir les 5 millions d'exclu
descendre dans la rue
demander des rmi
et faire trembler le fmi.
mais dans l'fond vaut mieux se taire
que d'grapiller le fond monétaire.
Sortez des basfonds prolétaires
réveillez vous de cette état précaire!!!"
- bruno
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Re: La dernière illusion
il me semble quand même que les gens en aient marre de se côté "people"j'approuve
les pêcheurs
les profs
il ne reste plus qu'à espère que ça dégénère
pis il y a le petit facteur
on peut espérer
fumer c'est pas bien vaporiser c'est mieux
Président Directeur général des Volcanologues et amis de la vaporisation
section F.C.F
le club ----> viewtopic.php?f=2&t=33949
Nous sommes six milliards de bipèdes à tenir miraculeusement debout sur de fragiles petits pieds, en équilibre sur une boule de magma en fusion. Un véritable numéro de cirque
Président Directeur général des Volcanologues et amis de la vaporisation
section F.C.F
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Nous sommes six milliards de bipèdes à tenir miraculeusement debout sur de fragiles petits pieds, en équilibre sur une boule de magma en fusion. Un véritable numéro de cirque
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metallicseed
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Re: La dernière illusion
l'espoir j'y crois pas. mais je continue.bruno a écrit :il me semble quand même que les gens en aient marre de se côté "people"j'approuve
les pêcheurs
les profs
il ne reste plus qu'à espère que ça dégénère
pis il y a le petit facteur
on peut espérer
ce qui me chagrine un peu c'est que je serai bien obligé de prévenir mes enfants de se méfier d'eux même comme ils devront se méfier de l'Homme.
Babylone tombera
mais pour ça il faut créer des structures alternatives (et ça se développe petit à petit) et nous même changer notre façon de consommer. rien d'autre à faire. boycotter le système et créer le notre
Ø.....?.....Ø
-
bozo
Re: La dernière illusion
Salut,
j'entends dire qu'il faudrais boycotter le système, l'idée est jolie, mais plus difficile à mettre en place, nous sommes tous des maillons de ce système et les 3/4 des gens dans notre belle société sont bien trop occupés à se réjouir d'être en bonne santé et de manger à leur faim, dans leurs petit confort, devant le JT qui leur montre les "émeutes de la faim" et les pauvre gens du tiers monde déchirés par la faim, la guerre ou les épidémies.
C'est la memerde ok mais la paix est préservée dans ce pays
et on ne sait plus l'apprécier à sa juste valeur, nous sommes des enfants gâtés qui demandent une évolution positive sans être près à faire les sacrifices qui en découlent, qui critiquent sans proposer d'alternatives ou de solutions réaliste, et qui se permet de se plaindre. Alors qu'on mange à notre faim, on vit bien dans ce pays même si bien des problèmes demeurent...
Ya pas d'bonheur sans problèmes mes amis, profitez de notre fragile paix sociale tant qu'elle est encore d'actualité
Peace!
j'entends dire qu'il faudrais boycotter le système, l'idée est jolie, mais plus difficile à mettre en place, nous sommes tous des maillons de ce système et les 3/4 des gens dans notre belle société sont bien trop occupés à se réjouir d'être en bonne santé et de manger à leur faim, dans leurs petit confort, devant le JT qui leur montre les "émeutes de la faim" et les pauvre gens du tiers monde déchirés par la faim, la guerre ou les épidémies.
C'est la memerde ok mais la paix est préservée dans ce pays
Ya pas d'bonheur sans problèmes mes amis, profitez de notre fragile paix sociale tant qu'elle est encore d'actualité
Peace!
-
Supertongs
Re: La dernière illusion
LES 3 PORTES DE LA SAGESSE
Un roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, le Roi envoya son fils auprès d'un Vieux Sage.
- " Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie " demanda le Prince.
- " Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car sans cesse tu devrais revivre ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Va maintenant, suis cette route, droit devant toi ".
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire
"CHANGE LE MONDE ".
" C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas. " Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas ".
- " C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise ". Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire
"CHANGE LES AUTRES".
" C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration. " Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent. Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses. "
- " Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir ".
Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots
"CHANGE-TOI TOI-MEME".
" Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire ", se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le chemin ? "
- " J'ai appris, répondit-il, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser. "
- " C'est bien ", dit le Sage
- " Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?
Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise ".
- " C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru ". Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MEME".
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. " Quand on combat, on devient aveugle ", se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer ; il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le Chemin? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même totalement, inconditionnellement".
- " C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte ".
A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut
"ACCEPTE LES AUTRES". Tout autour de lui, il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage qui demanda " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement ".
- " C'est bien ", dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose, par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda " Qu'as-tu appris sur le chemin ? "
- " J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à l'accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement ".
- " C'est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde ".
Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.
- " Tu es prêt maintenant à franchir le dernier Seuil, dit le Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence ".
Et le Vieil Homme disparut.
Charles Brulhart

Un roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, le Roi envoya son fils auprès d'un Vieux Sage.
- " Éclaire-moi sur le Sentier de la Vie " demanda le Prince.
- " Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car sans cesse tu devrais revivre ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Va maintenant, suis cette route, droit devant toi ".
Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie.
Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire
"CHANGE LE MONDE ".
" C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas. " Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.
Bien des années passèrent. Un jour, il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas ".
- " C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise ". Et il disparut.
Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire
"CHANGE LES AUTRES".
" C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration. " Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
Bien des années passèrent. Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses. "
- " Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Sois reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir ".
Et le Vieil Homme disparut.
Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots
"CHANGE-TOI TOI-MEME".
" Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire ", se dit-il. Et il entama son troisième combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelques succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le chemin ? "
- " J'ai appris, répondit-il, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser. "
- " C'est bien ", dit le Sage
- " Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de me battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?
Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise ".
- " C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru ". Et il disparut.
Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la troisième porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MEME".
Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. " Quand on combat, on devient aveugle ", se dit-il. Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer ; il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : " Qu'as-tu appris sur le Chemin? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même totalement, inconditionnellement".
- " C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la troisième porte ".
A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut
"ACCEPTE LES AUTRES". Tout autour de lui, il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.
Il rencontra à nouveau le Vieux Sage qui demanda " Qu'as-tu appris sur le Chemin ? "
- " J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement ".
- " C'est bien ", dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.
Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE".
Curieux, se dit-il que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose, par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Était-ce le monde qui avait changé ou son regard ?
Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda " Qu'as-tu appris sur le chemin ? "
- " J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à l'accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement ".
- " C'est la troisième Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde ".
Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita.
- " Tu es prêt maintenant à franchir le dernier Seuil, dit le Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence ".
Et le Vieil Homme disparut.
Charles Brulhart
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Re: La dernière illusion
bozo a écrit :Salut,
j'entends dire qu'il faudrais boycotter le système, l'idée est jolie, mais plus difficile à mettre en place, nous sommes tous des maillons de ce système et les 3/4 des gens dans notre belle société sont bien trop occupés à se réjouir d'être en bonne santé et de manger à leur faim, dans leurs petit confort, devant le JT qui leur montre les "émeutes de la faim" et les pauvre gens du tiers monde déchirés par la faim, la guerre ou les épidémies.
C'est la memerde ok mais la paix est préservée dans ce payset on ne sait plus l'apprécier à sa juste valeur, nous sommes des enfants gâtés qui demandent une évolution positive sans être près à faire les sacrifices qui en découlent, qui critiquent sans proposer d'alternatives ou de solutions réaliste, et qui se permet de se plaindre. Alors qu'on mange à notre faim, on vit bien dans ce pays même si bien des problèmes demeurent...
![]()
Ya pas d'bonheur sans problèmes mes amis, profitez de notre fragile paix sociale tant qu'elle est encore d'actualité![]()
Peace!
oui oui .. tu la vois pas la misère ici ? de pire en pire... des gens font les poubelles de plus en plus, les clandos qu'on traque comme au temps de vichy, les emplois précaires de merde, les chômeurs marginalisés, les rapports sociaux anéantis petit à petit, les sdf, les familles qui ne s'en sortent pas avec des crédits à la c*n sur le dos par dessus la marché, la mal bouffe qui s'étend... ... ... .. .. ... . .
alors les "autres", à l'autre bout de la planète, vas-y, va les aider et n'en parle pas pour te donner bonne conscience.. regardez ailleurs c'est pire, c'est tellement bien mieux ici ! j'entends le discours d'un prédateur à la c*n ...
l'enfant gaté c'est toi en l'occurence alors au lieu de dire "on" dis "je".
Les alternatives existent.. mais reprenons un bon dictionnaire et regardons les mots solidarité, liberté, vie !
Ø.....?.....Ø
- Petitgris
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Re: La dernière illusion
« C’est d’abord une affaire de perception. Ne pas être de gauche, c’est quoi ? c’est un peu comme une « adresse postale ». Partir de soi, la rue où l’on est, la ville, le pays, les autres pays, de plus en plus loin. On commence par soi et dans la mesure où on est privilégié et où on est dans un pays riche, on se dit « Comment faire pour que la situation dure ? ». On sent bien qu’il y a des dangers et que cela ne va pas durer. Oulala la Chine …comment faire pour que l’Europe dure encore, etcetera. Etre de gauche, c’est l’inverse. C’est percevoir d’abord le pourtour des choses. Le monde, le continent, l’Europe, la France, la rue de Bizerte, moi. C’est un phénomène de perception, percevoir d’abord l’horizon. Ce n’est pas par générosité, ni par morale, c’est une question d’adresse postale. Tu vois à l’horizon, tu sais simplement que cela ne pourra pas durer, ces milliards de gens qui crèvent de faim et cette injustice absolue. On considère que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n’est pas se dire simplement : il faut diminuer la natalité. C’est trouver des arrangements, les agencements mondiaux. Etre de gauche, c’est souvent que les problèmes du tiers monde, sont plus proche de nous que les problèmes de notre quartier. C’est vraiment une question de perception. Pas de belle âme. C’est ça d’abord être de gauche pour moi».
Gilles Deleuze
Gilles Deleuze
Beng geg-a-geng geng geng geng
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Re: La dernière illusion
Le Zen dit : Considérez vos grands mots et vos grands enseignements comme vos ennemis les plus mortels. Évitez-les parce que vous devez trouver votre propre source. Vous ne devez pas être un croyant, un imitateur. Vous devez être un individu unique ; vous devez trouver votre être le plus intérieur par vous-même, sans guide, sans écritures sacrées. C’est une nuit noire, mais avec le Feu intense de la quête, vous êtes certain d’arriver au soleil levant.
Tous ceux qui ont brûlé d’une quête intense ont trouvé le soleil levant. Les autres ne font que croire. Ceux qui croient ne sont pas religieux, ils évitent simplement la grande aventure de la quête religieuse en croyant.
personne
http://www.deezer.com/track/200292


Tous ceux qui ont brûlé d’une quête intense ont trouvé le soleil levant. Les autres ne font que croire. Ceux qui croient ne sont pas religieux, ils évitent simplement la grande aventure de la quête religieuse en croyant.
personne
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Ø.....?.....Ø
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pivoine
Re: La dernière illusion
ne soyons pas credules et devenons des libres penseurs!!! car la liberté n est jamais donnée , mais elle est toujours prise..... bonne reference , bon gout!!! felicitation cher free....... 
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bozo
Re: La dernière illusion
free a écrit :l'enfant gaté c'est toi en l'occurence alors au lieu de dire "on" dis "je".
euh j'insiste sur le "on" et j'en suis plus que navré, nous sommes mal placé pour parlé de misère c'est une certitude, c'est pas le paradis ici mais si on ne vivais pas aussi bien, yaurais moins de morts dans l'détroit de gibraltar et partout ailleurs...
Alors d'accord les temps sont de plus en plus durs, on a de plus en plus de mal a finir nos mois, mais c'est l'indifférence qui fait que des gens meurent de faim ou de Froid dans notre beau pays, et non le manque de moyens donc le terme "enfant gâté" est parfaitement approprié de mon point de vue.
Je nous compare à un pays dont la population est bien moins riche dans l'ensemble, prenons comme exemple le Maroc (j'en parle parce que j'y souvent), pays dit en voie de développement, mais dont la misère est omniprésente, ce pays ne voit pratiquement aucune personne mourir de faim, dans le quartier ou j'ai été à Casablanca, près des Bidons villes, les gens apportaient des plats à tour de rôle aux plus démunis, et les hebergaient à tour de rôle aussi...je ne sais pas moi...le soleil peut-être...
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scccOOp
Re: La dernière illusion
écoutez tous le lien que l'poto en metal à poser: c'est une tuerie l'écriture de ce morceaux, trés bon résumé!
les politiques du monde sont les blancs!
les politiques du monde sont les blancs!
- Petitgris
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- Messages : 583
- Inscription : 13 févr. 2008, 10:59
Re: La dernière illusion
Curieux de faire appel au zen quand on veut changer le monde car, à de rares exceptions prés, le zen est plutôt conformiste. Sinon, « pas d’écrit, un enseignement différent [de tous les autres], qui touche directement l’esprit pour révéler la vraie nature de bouddha » comme l’indique Wikipedia (il y a heureusement eu des exceptions). Au final, la seule réalité de l'univers est celle de la conscience ; il n'y a donc rien d'autre à découvrir que la vraie nature de sa propre conscience unifiée. Je ne suis pas féru des philosophies qui prônent l’anéantissement du moi (nirvana), je penche plus résolument vers le matérialisme (comme Marx et d’autres) mais ma citation de Deleuze allait plutôt à l’encontre du constat douillet de bozo, tout en préservant "mon être le plus intérieur"
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Beng geg-a-geng geng geng geng
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Supertongs
Re: La dernière illusion
Sauf que......le fameux "pour moi" n'engage que lui et rarissimes sont les gens "dits" de gauches à penser la même chose. Et quand ils le pensent, cela reste en l'état.Petitgris a écrit :« C’est d’abord une affaire de perception. Ne pas être de gauche, c’est quoi ? c’est un peu comme une « adresse postale ». Partir de soi, la rue où l’on est, la ville, le pays, les autres pays, de plus en plus loin. On commence par soi et dans la mesure où on est privilégié et où on est dans un pays riche, on se dit « Comment faire pour que la situation dure ? ». On sent bien qu’il y a des dangers et que cela ne va pas durer. Oulala la Chine …comment faire pour que l’Europe dure encore, etcetera. Etre de gauche, c’est l’inverse. C’est percevoir d’abord le pourtour des choses. Le monde, le continent, l’Europe, la France, la rue de Bizerte, moi. C’est un phénomène de perception, percevoir d’abord l’horizon. Ce n’est pas par générosité, ni par morale, c’est une question d’adresse postale. Tu vois à l’horizon, tu sais simplement que cela ne pourra pas durer, ces milliards de gens qui crèvent de faim et cette injustice absolue. On considère que ce sont là les problèmes à régler. Et ce n’est pas se dire simplement : il faut diminuer la natalité. C’est trouver des arrangements, les agencements mondiaux. Etre de gauche, c’est souvent que les problèmes du tiers monde, sont plus proche de nous que les problèmes de notre quartier. C’est vraiment une question de perception. Pas de belle âme. C’est ça d’abord être de gauche pour moi».
Gilles Deleuze
Pour moi, la politique de droite est inégalitaire autant qu' injuste et la politique de gauche est une escroquerie!
"Continuer à blablater, tergiverser, discutailler comme nous le faisons depuis des décennies, c’est à coup sûr hypothéquer gravement notre avenir et celui des générations suivantes. Le temps va nous manquer.
Patrick MIGNARD"
Deleuze (ainsi que d'autres "baveux théoriciens") illustre magnifiquement cet extrait!