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http://www.20minutes.fr/article/219790/ ... contre.phpIls sont contre
Le président du comité olympique européen Patrick Hickey est contre. «Les boycotts n’ont jamais marché», a-t-il estimé ce lundi lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion des ministres du Sport de l’Union européenne en Slovénie, évoquant les JO de Montréal en 1976, ceux de Moscou en 1980 et de Los Angeles en 1984. «Les seules personnes qui sont punies par les boycotts sont les athlètes».
«Boycotter cela ne sert à rien. Si demain, on me dit que ne pas faire les Jeux olympiques, cela va ouvrir la Chine, redonner les droits de l'Homme, régler tous les problèmes, c'est de l'utopie, du rêve», a déclaré Bernard Laporte lors d'un déplacement à Avion.
La présidence slovène de l’Union européenne a averti lundi qu’un boycott des Jeux olympiques de Pékin, en raison de la répression violente de manifestations au Tibet, serait «très dommageable au sport», selon le ministre slovène des Sports Milan Zver. «J’espère que le sport est toujours un instrument de dialogue interculturel».
«Ce ne serait pas une manière appropriée de répondre au problème du respect des Droits de l’homme, c’est-à-dire des droits religieux et ethniques des Tibétains», a estimé Christiane Hohmann, porte-parole de la commissaire européennes aux Relations extérieures Benita Ferrero-Waldner. Elle considère que la réponse «doit se faire d’une autre manière».
Jean-Luc Rougé, président de la Fédération française de judo et ancien champion, estime que les Jeux pourraient être bénéfiques pour la question des Droits de l’homme: «Les Jeux sont plus dangereux pour les dirigeants chinois que le bénéfice qu’ils pensent tirer de leur propagande. Sans les JO, le monde entier n’aurait pas parlé de la même manière des événements qui viennent de se dérouler au Tibet».
Ils sont pour
Aucun sportif ne s’est encore déclaré pour le boycott des JO, au contraire de certains politiques et acteurs.
«Si les Chinois ne réagissent pas de manière convenable, ne modifient pas leur comportement, ne reconnaissent pas ce qu’il se passe, ne permettent pas un accès libre à un moyen de communication, alors je pense que, absolument, nous devons boycotter» les JO, a déclaré l’acteur Richard Gere à la radio BBC.
Moins catégorique, François Hollande veut «évoquer cette hypothèse si des actes très graves se passent en Chine. Je ne dis pas que ce sera la solution mais il faut utiliser toutes les armes et toutes les pressions internationales».
Plus de fermeté pour Bernard Henri-Lévy, qui s’est exprimé dimanche: «Les Jeux olympiques n’avaient déjà pas beaucoup de sens dans cette Chine qui bafoue tous les jours les Droits de l’homme […]. A l’ombre de la répression des moines tibétains, (ils) deviennent une obscénité absolument insupportable: je ne vois pas comment des démocrates peuvent éviter d’appeler aujourd’hui à leur boycott».
REUTERS/Nicky Loh ¦ Manifestation à Taipei, à Taiwan, le 9 mars 2008, appelant au boycott des Jeux olympiques de Pékin et à l'indépendance du Tibet.
P. K. (avec agence)






http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/Mens Sana Incorporated
Tu les as vus, qui ces jours-ci tortillent sauvagement du cul au rythme du (traditionnel) "débat" sur faut-y-que-je-boycotte-les-JO-de-monsieur-Jiabao-du-Parti-communiste-chinois-qui-durant-
qu'il-me-caresse-le-fondement-hache-du-Tibétain-ou-faut-y-que-j'assume-de-n'avoir-que-
foutre-du-sort-de-quelques-bonzes-de-merde?
Tu les entends, sans déconner, touiller leurs états d'âmes?
Dans ce bal des faux-derches, Bernard Kouchner, évidemment, se déhanche grave sous les sunlights, et te fait savoir, du haut de sa gigantesque expérience de riziculteur humaniste, comme le signale ce matin "Libération", que l'hypothèse d'un boycott "ne rencontre pas le soutien du gouvernement français", mais qu'"il n'est pas exclu que l'Europe "se concerte"".
(Et rien, en effet, n'interdit que "l'Europe" se pignole pendant que les Tibétains crèvent.)
Au-delà de la sphère des intellectuels de renom, le gros des tortilleurs vient naturellement des "athlètes" qui énoncent gravement, comme au terme d'une longue et difficultueuse réflexion, que "ce n'est pas aux sportifs d'assumer le choix de Pékin", passe-moi le Ponce je te passerai le Pilate, et que nous, hein, ne pas se tromper, on fait pas de politique, tu as d'un côté le sport et ses nobles valeurs, et tu as de l'autre côté ce hachis de moines bouddhistes - bon, tu le constates: aucun rapport, merci de ne pas tout mélanger, on est là pour tomber du record.
(Pour te prendre un exemple ancien, c'est vrai que ce monsieur Hitler était un peu rugueux, mais pouvions-nous, en conscience, renoncer à sauter de la haie au motif, très politicien, qu'il exterminait ça et là?)
Tu les as entendus?
J'aimerais juste qu'ils cessent de nous prendre pour des c*n(ne)s - et qu'ils arrêtent, notamment, de nous fourguer long comme le bras les joies saines du sport(-de-haut-niveau), qui transcende les clivages et brise les frontières.
(Et autres noeuderies du même style.)
Tout le monde sait, jusqu'au dernier des sous-connards, que les JO n'ont plus aucune espèce de rapport, même lointain, même très, très, très lointain, avec l'heureuse-émulation-de-la-compétition.
Tout le monde sait que nous "découvrirons", comme à chaque fois, sitôt éteinte la foutue flamme olympique, que d'élégants sportifs (apolitiques évidemment) s'étaient chargés le sang de substances dont l'ADN filerait des nausées à un junkie terminal - si tu veux sauter haut, tu bouffes de l'EPO, comme dit le vieux dicton.
Tout le monde sait, en vérité, que les JO sont, de leur début à leur fin, une affaire de trèèèèès gros pognon: l'un de ces moments où s'épanouit le capitalisme dans toute sa fière décomplexion; l'un de ces moments où de pansus possédants, soucieux de toujours se gaver (fût-ce au prix du massacre d'une poignée d'indépendantistes), entrepreneurs, politiciens, follement épris ça va de soi des beautés-de-la-démocratie, passent leurs mielleuses langues aux fesses des pires tyrans de l'univers - tuez du bouddheux, mon cher, mon très, très cher ami, éliminez vos résidus, mais faites-moi la grâce, de grâce, de me confier ce marché que vous me promîtes avant-hier.
Tout le monde sait que le Très Saint Fric, autrement plus vénérable que les cocasses bondieuseries du Dalaï et de sa "clique", vaut largement le sacrifice de quelques gueux du trou du monde.
Un peu de pudeur, commerçants: cessez de verser des larmes sur les misères du Tibet en vous caressant le portefeuille.

GuyGadebois a écrit :Moi, je tiens le pari que sur la totalité des "bonnes âmes" qui ont répondu "oui" à ce sondage, les 90% seront vautrés dans leur canapé devant la téloche pour mater les jeux de Pékin EN SE GRATTANT LES COUILLES, le pétard à la bouche, une bière à la main et que du Tibet, ils n'en ont strictement rien à foutre. Seulement, il faut bien se payer une (bonne) conscience, pas vrai?
Houlà, je te trouve bien optimiste!!!free a écrit :comme tu dis ...monde de fous![]()
GuyGadebois a écrit :Moi, je tiens le pari que sur la totalité des "bonnes âmes" qui ont répondu "oui" à ce sondage, les 90% seront vautrés dans leur canapé devant la téloche pour mater les jeux de Pékin EN SE GRATTANT LES COUILLES, le pétard à la bouche, une bière à la main et que du Tibet, ils n'en ont strictement rien à foutre. Seulement, il faut bien se payer une (bonne) conscience, pas vrai?
peut être mais après tout on a la conscience qu'on mérite, et on ne peut pas se mentir

Madame, Monsieur,
Je vous écris pour vous demander qu’elle est l’attitude que votre société va adopter (ou bien qu’elle adopte déjà) concernant les Jeux Olympiques de Pékin 2008 ?
En effet, la Chine ne respecte aucunement les droits de l’homme, comme la vie des tibétains qu’elle massacre en ce moment même, malgré les dires du gouvernement chinois.
Qu’est la position de votre entreprise ?
Vous associerez-vous avec d’autres sponsors à une demande d’annulation pure et simple des JO de Pékin,
et/ou cesserez-vous immédiatement vos financements, fournitures et partenariats,
et/ou interviendrez-vous réellement pour les respects des Droits humains en Chine et au Tibet, et si oui comment?
Ou alors, serez-vous les complices d’une dictature totalitaire, car votre entreprise en tirera d’énormes bénéfices et que seuls ceux-ci sont importants aux yeux de votre société ?
J’espère que vous saurez faire le(s) bon(s) choix, et que l’appât du gain ne sera pas le seul arbitre de votre décision.
Veuillez agréer, Madame, Monsieur, mes salutations.