Dédé La Crème a écrit :Et je me dis comme ça, vite fait, que si on en fabrique, et que l'on en apporte par un autre mode, ça doit deregler le fonctionnement du cerveau ou autre tout est lié au cerveau au final, je suppose. Tout comme l'heroine qui coupe la fabrication d'endomorphine que le corp fabrique aussi par lui meme. Plus d'endomorphine et de simple douleurs pareissent plus forte (le pourquoi il faut pas toucher à cette merde d'ailleurs). Attention, je ne compare pas vraiment les 2 produits, mais ce qui se passe au niveau endo machin selon les mollecules.
Je comprend mieux que le fait d'arreter rende irritable du coup, je m'en doutais bien, mais là ça se precise.
Oui mais écoutons nos corps (lol)
On connais tous cet effet particulier au cannabis : la saturation.
On a tous connu, à nos débuts de fumeurs, les premières soirées on entre potes restreints et proches, on fume comme des porcs pour les premières fois, et on a tous connus cette saturation : premier pétard, ça monte. deuxième pétard, ça monte un peu plus, et cetera, jusqu'au moment où en fumer plus ne fait plus d'effet "au dessus" : cela ne fait plus que maintenir l'effet existant.
Cet effet de saturation, de satiété, est très particulier au cannabis. (et personnellement je ne connais aucun autre produit qui fasse cela. tout les produits, sucre alcool, nicotine, etc etc, ont tous des effets au dessus de l'effet si on multiplie la dose. La cannabis, ça sature, puis ça stocke, c'est vraiment particulier). C'est peut être lié au fait que son absorption ne passe pas par le circuit dopaminique (circuit de la récompense, aussi de la dépendance, et circuit intervenant dans de nombreux autres phénomènes).
C'est un des éléments qui fait que le cannabis est si étudié en pharmacologie de nos jours (après un usage immodéré à la fin du 19è et au début du 20è, puis un bannissement retour de batons, aujourdhui il est étudié de manière sereine et objective) : cette double particularité : agir sans bousculer le circuit dopaminique et être en saturation rapidement.
Et comme tu le soulignes, il doit certainement y avoir une corrélation entre l'apport externe de cannabis et l'irritabilité engendré par l'arrêt se l'apport externe. Le temps que l'anandamide [et les 2 autres il me semble, de tête, à vérifier, il me semble qu'on en produit 3 naturellement, pas sûr] puisse de nouveau être régulée naturellement. C'est d'ailleurs encore un bon point pour le cannabis : le circuit endogène de production se remet en route facilement et rapidement, même après un arrêt très prolongé : cela a été observé et confirmer sur des fumeurs avec plus de 20 ans derrière eux...
bon je vais recherché, essayer de trouver, la référence au dernier bon truc que je connaisse sur le sujet : deux reportages de Arte : un spécifiquement sur le cannabis et autre sur le cerveau humain. Si je trouve je poste. Je pense qu'ils sont téléchargeables librement (faut voir la licence, je vérifie aussi)