Et allez, encore un abruti qui ne se renseigne pas avant de se la ramener
des expériences ont été faite sur des rats, et le thc est bénéfique contre certaines cellules cancéreuses, ou encore contre le glaucome, la sclérose, la dégénérescence du tissu nerveux, etc.
Chaque cancer est différent d'un individu à un autre, et suivant le type de cancer, l'avancement de la dégradation des cellules, il est (apparemment) possible de limiter et d'arrêter la prolifération des cellules mutantes (le cancer);
mais bon les idées préconçues sont tenaces !
Science: l’extrait de cannabis sativex pourrait diminuer la douleur des patients souffrant de cancer
Une étude clinique avec l’extrait de cannabis sativex sur des patients atteints de cancer, déjà publiée sur le site web de la compagnie GW Pharmaceuticals, ainsi que dans le bulletin de l’IACM, est maintenant publiée dans un journal scientifique. 177 patients, dont la souffrance n’était pas suffisamment atténuée par les opiacés, ont été inclus dans une étude de 2 semaines avec placébo. Ils ont reçu soit du sativex, qui contient en quantité égale du THC et du CBD (n=60), un extrait de cannabis riche en THC (n = 58) ou un placébo (n = 59). Pendant l’étude les patients ont continué à prendre leur médication visant à supprimer la douleur.
Sur une échelle numérique, la diminution moyenne de la douleur a été significativement supérieure pour le groupe qui a utilisé le sativex, en comparaison au groupe auquel il a été administré un placébo (-1.37 comparé à -0.69). La diminution moyenne de la douleur du groupe qui a utilisé du THC n’a pas été significativement supérieure au groupe ayant reçu un placébo (-1.01 comparé à -0.69). Deux fois plus de patients ayant pris du sativex (THC/CBD) ont indiqué que leurs douleurs avaient diminué de plus de 30% comparé au groupe placébo (43% contre 21%), alors que dans le groupe THC seulement 23% montrait une réduction de plus de 30%. Les chercheurs ont conclu que cette « étude montre qu’en cas de cancer avancé où les opiacés sont partiellement impuissants, l’extrait de THC:CBD est efficace pour diminuer la douleur ».
(Source : Johnson JR, Burnell-Nugent M, Lossignol D, Ganae-Motan ED, Potts R, Fallon MT. Multicenter, Double-Blind, Randomized, Placebo-Controlled, Parallel-Group Study of the Efficacy, Safety, and Tolerability of THC:CBD Extract and THC Extract in Patients With Intractable Cancer-Related Pain. J Pain Symptom Manage. 4 nov 2009 .
Science: une vaste étude épidémiologique montre que le risque de cancer du cou et de la tête est réduit chez les consommateurs de cannabis
Un groupe de travail constitué de scientifiques issus de plusieurs universités américaines (universités de Rhode Island, du Massachusetts, de la Louisiane, et du Minnesota) ont étudié les effets de la consommation de cannabis sur le développement d’un type de cancer de la tête et du cou (carcinome malpighien squameux). Les informations sur la consommation de cannabis de 434 patients ont été comparées avec celles de 547 sujets en bonne santé. Après avoir évalué les autres facteurs à risques potentiels (notamment la consommation de tabac et d’alcool), on a pu associer l’usage du cannabis à une baisse significative du taux de développement de ce cancer, soit une diminution de 48 % du risque.
Ce travail a donné des résultats cohérents pour les différentes données sur la consommation de cannabis (consommation ancienne ou actuelle, durée et fréquence). Pour les participants qui ont consommé du cannabis pendant 10 à 20 ans, le taux de risque a représenté près d’un tiers comparé à celui des non consommateurs. La diminution du risque a été plus prononcée pour les sujets qui avaient commencé à consommer après l’âge de 20 ans en comparaison de ceux qui avaient commencé plus jeunes. Les auteurs ont conclu que « l’étude suggère qu’une consommation modérée de marijuana est associée avec une réduction du risque de développer un cancer carcinome malpighien squameux ». Ils ont noté que les résultats issus de recherches expérimentales montrent que les cannabinoïdes limitent le développement du cancer.
(Source : Liang C, McClean MD, Marsit C, Christensen B, Peters E, Nelson HH, Kelsey KT. A Population-Based Case-Control Study of Marijuana Use and Head and Neck Squamous Cell Carcinoma. Cancer Prev Res (Phila Pa), du 28 juillet 2009
Science: étude clinique en phase III réussie avec l’extrait de cannabis cannador dans le cadre du traitement de la sclérose en plaques
Une étude clinique sur l’extrait de cannabis standardisé cannador, dirigée par le Dr. John Zajicek, professeur à l’Ecole Médicale de Peninsula, Plymouth (Grande-Bretagne), a été terminée récemment. Elle a porté sur 279 patients souffrant de contractions musculaires associées à la sclérose en plaques. L’étude a atteint son premier objectif, qui était de prouver la meilleure efficacité du cannador en comparaison d’un placebo dans le traitement de la spasticité. L’extrait de cannabis a également obtenu de meilleurs résultats au niveau d’autres objectifs, comme les douleurs, les crampes musculaires et la qualité du sommeil, ainsi qu’à celui des effets sur l’intensité de la spasticité et les handicaps liés à la sclérose en plaques.
Les essais cliniques, sponsorisés conjointement par la Société d’Études Cliniques allemand (Gesellschaft für klinische Forschung) et la société pharmaceutique suisse Weleda, ont été conduits dans 22 centres en Grande-Bretagne. Au cours de l’étude en phase III randomisée, en double-aveugle et contrôlée versus placebo, 143 patients ont reçu l’extrait de cannabis sous forme de gélules et 134 ont reçu un placebo. Chaque gélule de cannador contenait 2,5 mg de THC (dronabinol) et environ 1,25 mg de CBD (cannabidiol). Ce traitement a été administré durant 12 semaines, incluant les deux premières semaines qui ont servi à définir le dosage propre à chaque patient.
Cet article, qui contient les informations préliminaires, s’appuie sur le rapport de l’étude clinique. Il a été rédigé en collaboration avec les sponsors. Les résultats détaillés seront présentés au mois de septembre lors du Congrès ECTRIMS à Düsseldorf (Allemagne) et, ensuite, dans les IACM-Bulletins.
(Source : communiqué personnel de l’Institut d’Études Cliniques (Institut für klinische Forschung) de Berlin)