NL en exterieur, besoin de conseils

Pour toutes vos questions concernant la culture à l'extérieur : arrosage, climat, sol, insectes, engrais biologiques, etc.
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WissVibes

NL en exterieur, besoin de conseils

#1 Message non lu par WissVibes »

Salut a tous,

je démarre totalement dans l'autoproduction car j'ai la chance cette année de vivre en Espagne (pas besoin de cacher ses plants des flics...).
Ayant depuis un certain temps des graines de northern light, j'ai pas pu resister a l'envie de les planter vendredi dernier sur ma terrasse, a l'endroit recevant le plus de soleil au quotidien (8h de soleil direct). Apres m'être renseigné un minimum sur divers sites et livres ...
Bref, mon terreau est de chez "Compo" (tourbe noire-perlite-stimulateur de racine), les graines deja germées se trouvent a à peu pres 2 cm. 3 graines sont deja en terre, 3 autres les rejoindront bientot.

Voici mes preocupations:
sachant que les graines ont ptet 2-3 ans (mais conservées au sec et obscur), concues pour une culture interieure; ai-je des chances d'obtenir quelque chose ?
ayant planté le 7 Avril dans un pays aussi chaud, comment controler leur taille sans maitriser les techniques de coupe ? Parce que selon les differents posts ca n'a pas l'air si facile ...
a partir de quand utiliser de l'engrais ? je souhaite l'utiliser avec parcimonie pour ne pas tuer les plants ...

Merci d'avance pour vos reponses :wink:

Zappiste

#2 Message non lu par Zappiste »

Hola WissVibes ! :wink:

Devrait pas y'avoir de soucis pour la NL en extérieur...

L'engrais c'est la nourriture des plantes !
Ce sont les carences et les excès sévères qui vont tuer une plante.
Elle vas te pardonner les carences et excès légers...

Pour certains substrats/terreaux ils mettent de l'engrais
d'une durée d'une quinzaine de jours environ.

Donc après 21 jours tu pourrais débuter ton programme de fertilisation.

C'est pas obligatoire la coupe de la plante si c'est pas pour le camouflage...

Dans la nature y'a personne qui vient couper la tête principale !
Bon y'a quelques animaux mais c'est par exprès.

Perso je donnerais une période d'adaptation, acclimatation
avant de mettre directement au soleil...

Quand tu passes de l'intérieur à l'extérieur
faut mettre la jeune pousse à l'ombre pour l'habituer au climat, l'endurcir,
et ensuite l'exposer chaque jour au soleil du matin pour 15 min
et augmenter l'exposition de 15 min de plus par jour, pour 7 jours env.

WissVibes

#3 Message non lu par WissVibes »

Merci pour ta reponse aussi rapide, j'en attendais pas moins du jardinier du site (j'ai pas mal visité FCF deja).
Tu as raison a propos de l'engrais, mon terreau en contient deja "naturellement", de quoi nourrir les plantes quelques semaines comme indiqué dessus.
Une chose: Je n'ai pas fait démarrer les plants en interieur, les pots sont deja sur la terrasse. Pour la germination j'ai utilisé la technique de grand mere du coton mouillé et ensuite graine direct en terre ! De plus le soleil n'est pas encore tres puissant, j'habite a Madrid et là c'est assez nuageux d'ailleurs. Dois-je pour autant utiliser ta technique ?? Ou au moins les mettre dans un endroit plus protégé ?? parce que la temperature actuellement est d'a peu pres 20º, soleil timide ... je ne pensais pas que cela abimerait les plants.

Bref si le temps change a la grosse chaleur je ferai comme indiqué. Merki !

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portnou
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#4 Message non lu par portnou »

Madrid ...
tu as sans doute peu a te soucier des saints de glace qui annoncent la fin des gelées.
Que font les agriculteurs et horticulteurs du coin ? ont ils déjà sorti leurs tomates...

20°, soleil timide, c'est déjà mieux que n'importe quelle lampe.

pour la taille, le palissage, voire le scrog, en out, c'est tres envisageable (je connais un scrogeur en out pres de barcelone ;))

Quand a la legislation, elle n'est pas si cool.... meme si on est quand meme tres loin de la legislation française. Tant que ca se voit pas, no probleme, mais si ca se voit, ca peut etre delicat ... mais tu sembles déjà en etre conscient puisque tu penses déjà à les dissimuler ;).
la violence est le dernier refuge de l'incompétence

WissVibes

#5 Message non lu par WissVibes »

Ecoute Portveil, apparemment la loi est assez bizarre ici. T'as le droit de cultiver, mais pas a des fins de vente ou distribution, ni a des fins de consommation ... mais cultiver du cannabis est légal ! Tout depend de la quantité ...
Apparemment un colloc a planté ici avant moi, y a jamais eu de probleme. Je crois qu'il y a beaucoup moins de delation ici qu'en France et les flics ne vont pas perqui chez moi et mes pauvres 6 pieds. Quant aux voleurs, qu'ils escaladent les 6 etages et on en reparlera :D
Cela dit en tant que bon francais je reste paranoiak total, et comme tu dis j'aimerais camoufler un minimum la taille de mes futurs monstres (doux rêve...).

Euuuh par contre le "scrog", kesako por favor ??

Zappiste

#6 Message non lu par Zappiste »

Ouais sont cool en Espagne ! :wink:

Moi je suis du pays où l'été dure deux jours...

Si les jeunes pousses ne démontrent aucun signe de stress c'est goude !

Le SCROG c'est du palissage une technique pour garder la plante basse
et en favorisant la pousse à l'horizontale...


ESPAGNE

Le code pénal de 1995 considère les infractions liées à la drogue comme des infractions contre la santé publique.

Il n'établit aucune distinction entre les drogues douces et les drogues dures et ne cite aucun produit stupéfiant, mais prévoit des sanctions différentes en fonction des conséquences que ces produits sont supposés avoir sur la santé.

Le code pénal interdit la fabrication et le trafic de produits stupéfiants, ainsi que la culture de plantes permettant la fabrication de ces produits, mais il n'en interdit pas la consommation.

En revanche, la loi organique de 1992 sur la protection de la sécurité civile interdit la consommation de produits stupéfiants dans des lieux publics, ainsi que la détention de ces produits.

Ce dispositif traduit l'idée que la consommation de produits stupéfiants, même si elle constitue un danger pour l'usager, doit être tolérée aussi longtemps qu'elle relève de la vie privée et ne trouble pas l'ordre public.


Seule la législation nationale est analysée ci-dessous. En effet, les communautés autonomes, sans pouvoir légiférer dans le domaine pénal, ont développé leur propre politique, dans le cadre des compétences que la Constitution leur octroie en matière d'assistance sociale et de santé publique.

1) La consommation du cannabis
Le code pénal n'interdit la consommation d'aucune drogue. La consommation du cannabis ne constitue donc pas une infraction.

En revanche, la loi organique du 21 février 1992 sur la protection de la sécurité civile prévoit que « la consommation dans des lieux, voies, établissements ou transports publics » constitue une « infraction administrative grave ». La jurisprudence a eu l'occasion de préciser la notion de « lieu public ». Ainsi, l'intérieur d'un véhicule lui-même situé sur une voie publique constitue un lieu public, parce qu'il est susceptible d'être observé de l'extérieur.

Les contrevenants sont passibles d'au moins une sanction administrative, parmi lesquelles :

- une amende comprise entre 50 000 et 5 000 000 pesetas (c'est-à-dire entre 300 et 30 000 €) ;

- le retrait du permis de port d'armes ;

- la confiscation des produits stupéfiants ;

- la suspension du permis de conduire.

La loi de 1992 prévoit que l'exécution de ces sanctions peut être suspendue si les contrevenants suivent une cure de désintoxication.

En pratique, la consommation du cannabis dans des lieux publics est rarement sanctionnée.

2) La détention du cannabis
Le code pénal interdit la détention des produits stupéfiants lorsqu'elle tend à « promouvoir, à favoriser ou à faciliter [leur] consommation illégale ».

Cette disposition, déjà présente dans l'ancien code pénal, avait été interprétée par le ministère public comme ne visant pas la « petite quantité en vue de la consommation personnelle ». La simple détention liée à la consommation personnelle n'est donc pas une infraction pénale. En l'absence de détermination par la loi ou par le règlement d'un plafond au-dessous duquel la quantité détenue est présumée correspondre à la consommation personnelle, la notion a été précisée par la jurisprudence en fonction de la plus ou moins grande nocivité du produit considéré. Pour le cannabis, les juges excluent en général toute sanction lorsque la quantité détenue n'excède pas 50 grammes (7(*)).

En revanche, le code pénal considère la détention en vue de l'approvisionnement de tiers comme une infraction, qui est punie comme la vente. En pratique, les juges excluent cependant toute sanction lorsque l'offre de stupéfiants a lieu entre usagers, indépendamment de tout trafic et à condition qu'il n'y ait pas de risque de diffusion parmi des non-consommateurs.

Lorsqu'elle ne constitue pas une infraction pénale, la détention de produits stupéfiants peut cependant constituer une infraction administrative. En effet, la loi organique du 21 février 1992 interdit la détention de produits stupéfiants - y compris lorsqu'elle ne vise pas à alimenter le trafic- lorsque l'intéressé ne dispose pas d'une autorisation spécifique. Elle la punit de la même façon que la consommation dans des lieux publics. En pratique, la détention n'est sanctionnée que si le contrevenant est appréhendé dans un lieu public.

3) La vente du cannabis
D'après l'article 368 du code pénal, elle constitue une infraction.

Dans la mesure où le cannabis n'est pas considéré comme appartenant aux drogues qui nuisent gravement à la santé, la sanction de cette infraction consiste en une peine de prison d'une durée comprise entre un et trois ans, ainsi qu'en une amende dont le montant est le double de la valeur de l'objet du délit (8(*)).

Cette sanction peut être alourdie (peine de prison d'une durée comprise entre trois ans et quatre ans et demi, et amende s'élevant au quadruple du montant de l'objet du délit) dans certaines circonstances, considérées comme aggravantes.

Ainsi, constituent des circonstances aggravantes :

- le fait d'appartenir à une organisation dont l'activité consiste en la diffusion de produits stupéfiants ;

- la fourniture de produits stupéfiants à des mineurs, à des handicapés mentaux, à des détenus ;

- l'introduction des produits dans des établissements d'enseignement, dans des établissements sanitaires ou sociaux ;

- la fourniture à des personnes en cure de désintoxication ;

- la fourniture de produits frelatés ;

- la fourniture de quantités importantes. Le critère de l'importance varie en fonction des produits. Pour le cannabis, à partir d'un kilo, la jurisprudence considère que la quantité est importante.

Lorsque l'infraction revêt un caractère d'« extrême gravité », les sanctions peuvent être encore alourdies (peine de prison d'une durée comprise entre quatre ans et demi et six ans et neuf mois, et amende s'élevant au sextuple du montant de l'objet du délit).

4) La culture du cannabis
Également visée par l'article 368 du code pénal, elle est punie de la même façon que la vente.

WissVibes

#7 Message non lu par WissVibes »

Ok Zappiste merci,

j'ai deja lu quelques posts sur le palissage et divers autres sites, cette technique m'interesse particulièrement car j'aimerais avoir des plans plus format buisson que grande perche. J'imagine que la taille d'une plante exterieure ne diffère pas d'une indoor ? Moi je m'imaginais que si car la méthode d'eclairage n'est pas identique mais bon vous me direz ...

Quant aux codes pénal comme je disais il est assez spé et change tous les ans a peu pres. Si bien que les flics s'en foutent limite tant que tu plantes pas un hectare pour te transformer en dealer du coin. On m'a meme dit qu'il etait autorisé un total d'une plante par personne majeure vivant dans un appartement. Et chez moi on est 5 mais y a que moi qui fume :D
De plus la permissivité vis a vis de la fumette est plutot tres laxe ici ... un grand changement quand comme moi on quitte la banlieue parisienne et ses controles casi quotidiens de la tete aux coui..es.

¡Libertad para Maria!

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