21 a écrit :excuse moi
je ne pense pas que les fumeurs soient décérébrés (étant moi-même fumeur), mais je pense qu'ils ont une autre manière de voir les choses et le monde qui les entoure (et des études montrent que le THC en faible dose augmente le Q.I. de quelque points), mais là n'est pas le sujet.
lol pas de soucis je plaisantais
21 a écrit :Je vais donc essayer de m'expliquer simplement, j'entend par contrôle social les facteurs ou agents socaux qui tentent de contrôler le fumeur (ou sa consommation). Ces agents sont de diverses natures sociales, ils peuvent être institutionnels (cad l'état : les forces de l'ordre, la justice et ceux qui légifèrent...), professionnels, familiaux, ou peuvent concerné le groupe de pairs...
Je veux donc étudier comment le(la) producteur(rice) de cannabis essaye de vivre au jour le jour avec ces diverses contraintes et comment il agit pour limiter les effets du contrôle social.
Si y'a besoin de plus de précisions faut pas hésiter à demander.
pfiou, large sujet en effet
Je vais donc essayer de répondre pour moi et pour une bonne partie des exemples que j'ai autour de moi.
Pour ce qui est des contraintes que je qualifirais de législatives, j'essaye de les oublier un maximum. J'évite bien sur de prendre des risques inutiles, comme en parler au telephone ou me balader avec ma reserve de tout un mois, mais je ne laisse pas les lois d'autrui interagir avec ma vie et mes convictions (ahh la naiveté de l'anarchiste

).
Mais j'évite de tomber dans la meme paranoia lorsqu'il s'agit de contacts humains. Je ne cache pas que je fume et je n'hesite pas a "défendre" mes préférences (en general face a l'alcool, vu que je ne bois pas). Ce sont des risques, parfois ils amenent a quelques petites angoisses paranoiaques, mais j'y tiens pour deux raisons : La franchise, ce ne sont pas des lois iniques qui vont m'y faire renoncer ( un gros poil d'orgeuil la dedant

). Et le fait que les mentalités ne changeront jamais si tous les fumeurs s'enferment dans le silence.
Ensuite les contraintes institutionelles, de boulot. J'ai plus ou moins de la chance, je ne bosse pas pour l'état, comme chauffeur ou dans un metier dis a risque, je n'ai pas grand chose a craindre de ce coté pour le moment (sarko est foutu d'agraver les choses la aussi). Ne fumant pas en journée au boulot, ma "vie de fumeur" et ma "vie de travailleur" ne se recoupent quasiement pas, exepté la premiere fois que j'ai expliqué aux collegues que je fumais des pets, mais la ca rejoint plus le premier point.
Poursuivons sur ce que j'appelerais les contraintes culturelles. La, entre la famille, les amis, la femme, les gosses, les voisins... Ya de quoi faire.
Evidement ce n'est pas toujours simple mais j'ai pu constater que la franchise marchait le plus souvent plutot bien.
J'ai commencé a fumer assez tard (19 ans), sans avoir touché aux cloppes avant, et je n'en ai jamais fais un secret. Ca a posé quelques problemes au départ, mon pere a eu un peu de mal au début, ma mere s'est inquiété... Quoi de plus naturel lorsque les seules infos qu'ils avaient venaient des médias. Moi, et mes frangins juste apres, on en a parlé avec eux, et tout naturellement, petit a petit, est venu une acceptation totale. Aujourd'hui je fume mes pets devant eux sans soucis quand je suis chez moi (j'évite chez eux evidement, le respect va dans les deux sens), on en parle sans tabous, et ma mere prefere que je cultive, au moins elle est sure de ce que je fume ^^
Ca a été plus difficile avec d'autres personnes, des bouts de familles bien BCBG ou simplement intolérantes, d'anciens amis avec les memes défauts... Le probleme a été vite réglé, quelqun qui refuse d'écouter ce que je dis, je ne le force pas, je l'évite. Visiblement cet état de fait a été accepté puisque certains de mes oncles ne me disent meme plus bonjour... Vu ce qu'ils sont, je ne m'en plains pas. Je ne pense pas que ce soit particulierement lié au cannabis, lorsqu'on a un avis tranché sur un sujet difficile il y a toujours des personnes pour avoir un avis inverse tout aussi tranché, soit on évite le sujet, soit on évite la personne.
Par contre il y a eu quelques retombées nefastes de ces acrochages. L'interdiction pour mes ptites cousines de voir ma ptite soeur, a cause de la possibilité "d'influence nefaste". Etre obligé de rattraper les calomnies... Il a fallu un peu de temps et de larmes pour faire comprendre a ma grand mere que sa propre fille lui avait raconté des conneries sur notre compte. Et bien sur l'interdiction de faire la moindre faute de parcours puisque lorsqu'on est catalogué drogué on a pas le droit a la faute (mais bon, c'est de loin le plus facile a vivre vu ce que leur opinion nous interessait).
Le voisinage est aussi un point social pas forcement facile a gerer, mais je ne pense pas etre un bon exemple puisque le cannabis n'est que secondaire dans le rejet des voisins. Je m'habille en noir, vit principalement de nuit, ecoute du metal et du rap, j'ai des potes bizares... Tout ca suffit largement à ce que les voisins m'évitent, ne me disent pas bonjour, menace d'appeler les flics au moindre début de soirée bruyante (meme le 31 decembre, sisi j'vous jure)... Bref, la legere odeur de beuh dans le hall de l'immeuble ne doit etre qu'une goutte d'eau dans le vase

Mais la encore, j'ai eu des voisins sympas, capable d'écoute et de comprehension, et de la part de ceux la il n'y a jamais eu de soucis, au pire une ou deux explications.
Pour finir la famille. Je ne vais pas pouvoir developper beaucoup la dessus. Je sais que certains peuvent arreter le cannabis a cause de l'installation avec une nana. C'est leur choix, je ne le critique pas, mais je pense personellement qu'une relation ne peut pas etre basée sur des contraintes imposées, ma femme ne fume pas, elle bois. Elle accepte tres bien que je fume, et j'accepte qu'elle boive et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
La questions des enfants risque de bientot se poser et elle va etre plus ardue. Les enfants parlent beaucoup et sans se rendre compte, et de toute facon je ne veut pas leur coller dans la tete des pensées parano avant l'age ("genre faut pas dire que papa il a des plantes dans le plaquard"). Les instits ne sont pas tous ouverts et je risque de me retrouver avec les service sociaux au cul si mon gosse sort tout naturellement a l'école une connerie du genre "papa mangeait pas avec nous hier soir il s'occupait de ses jolies plantes !".
Je pense que c'est la que se posera la question la plus difficile, enfin le controle social le plus difficile a gérer (j'ai bon ?

). Je sais que deja les gosses n'arriveront qu'apres la maison, mais ca peut etre le mois prochain, puisqu'on cherche en ce moment meme. Pourtant je n'ai pas encore de réponse definitive, je pense leur cacher dans un premier temps, apres tout dépendra de leur maturité, du milieu (rural c'est quand meme plus vivable, et permet beaucoup plus facilement le dialogue), et de... ben de ce que moi et ma femme on décidera
Voila heu, je crois que j'ai fais le tour de ce que j'ai ressentit comme étant des contraintes dans ma ptite vie, j'espere qu'il y a des trucs dans le tas qui ne sont pas hors sujet et dont tu pourras te servir

en attendant je viens de passer une heure sans me faire chier, et vu que je n'ai rien a faire dans mon taf de m***, ce n'est pas negligeable
Et bien sur si tu as des questions n'hesite pas a les poser
