Les inquiétudes se multiplient au Japon et les bonnes nouvelles se font rares concernant l’état de la centrale nucléaire de Fukushima, très endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars. Du plutonium a été décelé dans le sol de la centrale et le gouvernement japonais se dit en "état d’alerte maximum".
Le discours du gouvernement japonais a beaucoup changé ces derniers jours. Plus de propos rassurants, mais de vives inquiétudes concernant les efforts à faire pour venir à bout du pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl en 1986. Pour contenir la catastrophe, le combat sera de longue haleine.
Tepco, l’exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, qui a sollicité une aide française (EDF, Areva, CEA) ce week-end, a annoncé avoir trouvé du plutonium 238, 239 et 240 en cinq endroits dans le sol de la centrale. Sakae Muto, vice-président de Tepco, a cependant assuré que ce plutonium ne présentait aucun danger pour la santé humaine : sa concentration serait similaire à ce que l’on peut trouver dans l’environnement. Toutefois, Tepco n’a pas encore déterminé l’origine de ce plutonium, et selon des experts une partie au moins proviendrait de barres de combustible usé ou de dégâts subis par le réacteur n°3 (celui-ci est le seul à utiliser du plutonium). L’activité des échantillons varie de 0,18 à 0,54 becquerel par kilo, rapporte Reuters.
En outre, de l’eau fortement radioactive a été décelée hier dans des tunnels en béton passant sous un réacteur. Tepco doit alors faire face à un véritable dilemme : l'exploitant souhaite arroser d’eau les réacteurs pour les refroidir, mais ne veut pas pour autant propager de la radioactivité.
D'après LCI, Tepco a reconnu que des fuites contaminées pourraient avoir déjà ruisselé jusqu'au rivage de l'océan Pacifique qui borde la centrale. L'exploitant doit inspecter tous les puits de regard conduisant aux tunnels et s'assurer que leur étanchéité n'a pas été endommagée par le séisme et le tsunami, afin d'empêcher l'eau polluée de s'échapper.
Radioactivité dangereuse autour de la centrale selon Greenpeace
Greenpeace a déclaré que ses experts avaient confirmé une radioactivité dangereuse dans le village d’Iitate, à 40 kilomètres au nord-ouest de la centrale de Fukushima. Les doses peuvent aller jusqu’à 10 microSievert par heure. Limitée à un rayon de 20 kilomètres de la centrale, la zone d’évacuation devrait être étendue, pour l’organisation écologique.
En ce qui concerne la capitale, Tokyo, des mesures effectuées ce mardi font état d’une dose de 0,20 à 0,22 microSievert par heure. Une dose qui se trouve dans la fourchette moyenne de radioactivité ambiante naturelle admise à l’échelle internationale, qui est de 0,17 à 0,39 microSievert.
Source : =>
http://www.maxisciences.com/catastrophe ... 13510.html
Actuellement Tepco et les autorités japonaises étudient plusieurs solutions
pour continuer de refroidir les réacteurs 1 à 4 tout en évitant les fuites radioactives dans l'environnement ( Donc ils avouent que y'a eu des fuites dans l’océan ???? Miam Miam les bons Sushis

).
Parmi les propositions apportées, une consiste à récupérer les eaux de refroidissement hautement radioactives pour les mettre dans des réservoirs acheminés vers un bateau-citerne. Toutefois, la solution bien que faisable pourrait poser problème car ces navires ne sont pas adaptés pour ce type de cargaison.
Afin d'éviter au maximum les fuites radioactives dans l'atmosphère,
les techniciens envisagent dès demain de tapisser le site de résine.( Cool un nouveau " Center Parc au japon "

)
Selon les médias japonais, il s'agit d'une solution aqueuse ordinairement utilisée afin de fixer la poussière sur les routes. Il est actuellement impossible de prédire si cette tentative apportera de réels résultats.