
http://www.wikistrike.com/2014/08/68-et ... ancer.html
source : https://www.dinafem.org/fr/blog/huile-d ... apeutique/Les préparations à base d’huile de Cannabis et les teintures alcooliques sont de plus en plus utilisées par les personnes atteintes de pathologies affectant leur qualité de vie. Ces personnes désirant utiliser un extrait de Cannabis sont souvent confrontées aux mêmes problèmes : Comment fabriquer un extrait de bonne qualité sanitaire et suffisamment concentré pour pouvoir en espérer un effet thérapeutique bénéfique sans léser leur santé déjà affaiblie? Les cannabinoides sont aujourd’hui connus du monde médical pour leurs effets palliatifs vis à vis des douleurs liées à certaines pathologies. Plusieurs études précliniques (dans certaines conditions) rapportent un effet inhibiteur des cannabinoides sur la croissance des cellules cancérigènes. De ces résultats, une extrapolation s’est construite confiant des propriétés curatrices anti-cancérigènes au cannabis. S’en est suivi un nombre conséquent de vidéos et d’articles parus ces dernières années, relatant le fait que l’huile de cannabis utilisée en automédication par des patients atteints de différents cancers a notablement amélioré leur état de santé voire une guérison totale. (Affirmation NON démontrée scientifiquement à ce jour)
L’huile de cannabis est appelée ainsi de par son aspect visqueux et collant, et elle peut être obtenue grâce aux diverses méthodes d’extraction possibles dont les protocoles sont disponibles sur certains sites internet et revues spécialisées. (ex : Rick Simpson’s oil)
Les personnes vivant dans un pays où la loi autorise le cannabis et ses dérivés comme médecine à part entière auront plus de facilités à trouver une matière première de qualité. Pour les autres, l’auto-culture ou l’approvisionnement via le marché noir restent les seules solutions. Cette solution alternative ne garantit pas la qualité sanitaire finale du produit et sa concentration en cannabinoides. Cependant l’extraction et la concentration des principes actifs restent possibles.
Les différents protocoles rencontrés sur le web expliquent différentes méthodes. Les cannabinoides étant contenus dans les glandes de résine de la plante, leur extraction nécessite l’utilisation d’un solvant apolaire type éther de pétrole, naphta, hexane, butane… Cette utilisation de solvants inflammables rend la manipulation dangereuse et peut causer des soucis aux plus imprudents. (Consulter précautions d’emploi solvants) En plus de leur dangerosité, bien souvent les solvants que l’on peut trouver dans le commerce contiennent des additifs tels que parfums ou stabilisateurs.
Ces composés ne sont pas désirables pour effectuer une extraction de bonne qualité thérapeutique. Veillez à choisir des solvants purs si possible ceux utilisés en laboratoire, certes souvent difficiles à se procurer.
Face à cette multitude de protocoles disponibles plusieurs interrogations peuvent survenir : Quelle méthode choisir ? Quel solvant employer ? Comment purifier l’extraction ? Etc.
Une étude parue en Mai 2013 réalisée en collaboration entre l’Université de Sienne en Italie et l’Université de Leiden en Hollande, a comparé différentes méthodes des plus connues, qui utilisent différents solvants pour extraire l’huile de cannabis.
Les différents solvants utilisés pour l’étude furent :
➢L’éther de pétrole
➢Le naphta (solvant résultant de la distillation de pétrole)
➢L’éthanol
➢L’huile d’olive
Ils furent utilisés comme le décrit le tableau ci-dessous :
(Les différents procédés résultent en une même concentration massique finale, et tous furent réalisés à base de la variété « Bedrocan » contenant 19% de THC)
Plusieurs différences entre ces protocoles peuvent être observées : Les extractions pratiquées à l’aide d’un solvant nécessitent une phase de purification / vaporisation afin d’évacuer tout reste de solvant indésirable encore présent dans le concentré ; contrairement aux extractions réalisées dans l’huile d’olive.
Afin de comparer les propriétés thérapeutiques des différentes extractions réalisées, plusieurs analyses ont été effectuées sur le produit extrait :
➢ Une analyse de cannabinoides sous leur forme acide non décarboxylée via HPLC (High Pressure Liquid Chromatography)
Une analyse de leur forme active via GC (Gas Chromatography) ainsi qu’une analyse de la composition en terpènes (Mono-terpènes et Sesquiterpènes) via le même procédé d’analyse.
Quel solvant choisir ?
Les résultats de ces analyses démontrent des différences quant à l’action du solvant sur les formes acides des cannabinoides contenus dans le matériel végétal.
Les extractions réalisées à base d’éthanol et d’éther de pétrole sont semblables vis-à-vis de leur concentration en THCA, contrairement à l’extraction réalisée à base de naphta qui elle contient plus de THC actif (THCA décarboxylé) que les deux autres précédemment citées. Concernant le protocole suivi, ces trois extractions ont étés produites de la même façon ; il y a donc un facteur supplémentaire qui vient interagir avec les cannabinoides, notamment avec le THCA qui s’est beaucoup plus décarboxylé que dans les autres extraits analysés.
Cette action est certainement due à un stabilisateur ou un parfum ajouté car les autres extraits ayant subit le même protocole de chauffage n’ont pas révélé les mêmes résultats. C’est pourquoi le naphta fût analysé seul pour connaitre les additifs présents. Il en résulte clairement que ce solvant en question contenait beaucoup de composés non présent dans l’éthanol qui ont sans doute interféré avec le THCA.
On peut observer beaucoup plus de pics sur le graphique d’analyse du Naphta seul (« Naphta control ») ceci traduit la présence de beaucoup plus de composés (additifs) que dans l’extrait à base d’éthanol. (Analyse réalisée via Chromatographie en phase gazeuse)
Concernant les terpènes présents dans le matériel végétal de base : leur masse et taille moléculaire étant très faible ces composés sont très volatiles et les procédés liés à l’extraction (addition solvant + chauffage) peuvent conduire à une baisse considérable de leur concentration dans le produit fini. Pour observer les différences entre extractions plusieurs analyses ont étés réalisées visant à quantifier les Mono et Sesquiterpènes.
On observe nettement une faible concentration en monoterpènes pour les extractions à base de solvants tirés du pétrole. La volatilité des solvants ainsi que le chauffage durant le processus de purification a peut-être contribué à la perte de ces petites molécules odorantes ou peut-être le solvant n’a pas le pouvoir d’extraire ces molécules compte-tenu d’une possible interférence avec les additifs présent dans ce solvant, la cause n’a pas été identifiée.
Contrairement à ces résultats, l’extrait préparé à base d’éthanol ne présente pas une telle perte de monoterpènes et leurs concentrations sont quasi semblables à celles rencontrées dans les extractions à base d’huile d’olive. Ce résultat est sans doute dû à la moins forte volatilité de l’éthanol comparé à aux solvants étant des distillats de pétrole.
Les Sesquiterpènes (molécules plus grosses que les mono) ont également été analysés via chromatographie et la conclusion est presque analogue à celle tirée de l’analyse des monoterpènes : Les extractions réalisées à base de solvants de pétrole et principalement celle réalisée à base de naphta contient une moins grande quantité de sesquiterpènes, tandis que les autres extractions en sont relativement concentrées.
Conclusion :
Les différents types de solvants analysés avant et après extraction révèlent une pureté discutable pour certains. L’analyse du solvant « Naphta » révèle une présence d’additifs non contestable, et des résidus de pétrole qui ont perduré dans l’extrait final analysé.
Les recettes d’extractions à base de ce solvant divulguées sur différents sites internet, promulguent les bien faits thérapeutiques de l’huile de cannabis faite maison selon les protocoles expliqués ; mais jamais n’est mentionnée la dangerosité des résidus possiblement présents après étape de dite « purification » qui peuvent au contraire de l’effet attendu, dégrader la santé de ses consommateurs. Il est donc recommandé de ne pas choisir ce type de solvant dont la composition et pureté reste douteuse en vue des résultats d’analyses. De plus, les concentrations finales en cannabinoides et terpènes de ces extractions réalisées à base de distillats de pétrole sont moins importantes que celles réalisées à base de solvants alcooliques ou d’huile d’olive ; outre sa dangerosité, son efficacité est d’autant plus réduite.
En comparaison, les extractions réalisées dans de l’éthanol pur donnent de meilleurs résultats concernant la concentration finale en cannabinoides ainsi qu’en terpènes ; et l’éthanol n’est pas dangereux pour la santé comme peut l’être l’éther de pétrole. Le seul point négatif de cette méthode est que l’éthanol possède la propriété de pouvoir extraire une grande partie de la chlorophylle présente dans le végétal, ce qui n’est pas désirable quant à l’aspect et saveur du produit final. Cet excès de chlorophylle non désiré a pu être filtré grâce à l’utilisation de charbon actif. Le seul inconvénient de cette filtration est qu’une fois la chlorophylle retirée par ce procédé, la quantité de cannabinoides ainsi que de terpènes en a été réduite de 50%. Le prix de l’éthanol dans certains pays peut également être un facteur de dissuasion. L’extraction à base d’éthanol et la filtration sur charbon actif n’est donc pas recommandée pour la fabrication d’extractions, au risque de réduire les qualités thérapeutiques de l’extraction de moitié.
Le meilleur résultat obtenu a été celui de l’extraction procédée dans de l’huile d’olive. Après filtration du matériel végétal à l’aide d’une presse à café française, l’huile contenait plus de cannabinoides que toutes ces concurrentes présentées dans cette étude, issues de solvants tirés du pétrole ainsi que plus de terpènes. De par sa viscosité et sa non-volatilité, l’huile est un bon extracteur qui de plus est non toxique. L’inconvénient de ce type d’extractions et que la concentration de l’huile via purification/vaporisation est impossible, le patient devra donc s’administrer une plus grande dose d’huile pour augmenter le dosage si besoin.
Nous mettons donc en garde les personnes désirant fabriquer eux-mêmes de l’huile de cannabis dans un objectif thérapeutique et recommandons à ces personnes de le faire d’une manière la plus saine possible suite à ces résultats d’études expliqués.
OléCannabis et cancer
Cannaquoa a écrit :Bonne initiative de vouloir soulever tous les potentiels de notre plante, surtout si elle peut améliorer notre santé. Mais le cancer encore un mystère cette maladie ou dégénérescence des cellules.
est il propre à un métier, une habitude, ou mode de vie... Avant de devoir se soigner autant essayer de se préserver et éviter le crabe?.
J'ai quand même l'impression que c'est une maladie qui se développe suivant un environnement et des habitudes malsaine et un contexte psychologique. Bon en gros une maladie produite par notre façon de vivre. Il y a des études qui montrent que suivant le niveaux de développement de tel ou tel continent il y a tel ou tel cancer pareille pour les catégorie sociaux professionnel. Puis la morosité ambiante qui pèse sur nos épaule génère de micro dépression qui nous affaiblissent le temps d'un instant et hop une cellule cancéreuse en profite....
Je croyais que la décarboxylation ne servait qu'en cas d'usage oral ?YloB a écrit : Peut être en pratiquant une décarboxylation à Température moyenne 120/140° pendant un certains temps![]()
Ah tu crois ?Je croyais que la décarboxylation ne servait qu'en cas d'usage oral ?