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Après le démocratie d'Emmanuel Todd
Un live indirectement lié au sujet du post
La crise de la société française – et des sociétés occidentales en général – conduit à se poser une question de fond : faut-il envisager la disparition du système démocratique ? Et, par voie de conséquence, quel système serait alors susceptible de le remplacer ?
Cet ouvrage combine l’analyse instantanée et l’étude des processus de longue durée pour envisager la situation de la politique et de l’économie et l’évolution des structures familiales. De ce travail d’investigation se dégagent, entre autres thèmes, le caractère fondamentalement religieux de la crise actuelle (le religieux étant considéré comme structurant la société), le pessimisme culturel ambiant (conséquence de la stagnation éducative), la réapparition d’une stratification de la société (l’ascenseur social cher à la démocratie fait place à l’instauration d’une nouvelle oligarchie), l’impact du libre-échange provoqué par la mondialisation, la possibilité d’une réémergence de la lutte des classes (conséquence de la disparition des classes moyennes)…
Dans ce nouvel ouvrage qui fera grincer quelques dents, d’autant qu’il ne ménage personne dans aucun camp, Emmanuel Todd brille une fois de plus dans son rôle d’historien et d’observateur qui ricane tout en se passionnant pour ce sujet essentiel : où va notre société ?
« Si Sarkozy existe en tant que phénomène social et historique, malgré sa vacuité, sa violence et sa vulgarité, nous devons admettre que l’homme n’est pas parvenu à atteindre le sommet de l’État malgré ses déficiences intellectuelles et morales, mais grâce à elles. »
"Emmanuel Todd montre, chiffres à l’appui, comment tous les pays occidentaux, USA en tête, ont vu leurs systèmes éducatifs stagner, au point même d’en rejeter l’utilité et de régresser dans un national-républicanisme obséquieux et ignare. Se donner comme chef de file des ânes bâtés comme ces Sarkozy, Bush ou Berlusconi, après des Reagan ou des Thatcher, est la grosse goutte d’eau qui fait déborder le vase de notre propre médiocrité."
(merci au yéti pour cette phrase et analyse)